Les intermittents menacent d'ouvrir un nouveau front

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MENACE DE NOUVEAU FRONT SOCIAL SUR LE RÉGIME DES INTERMITTENTS
MENACE DE NOUVEAU FRONT SOCIAL SUR LE RÉGIME DES INTERMITTENTS

PARIS (Reuters) - Les négociations sur le régime spécifique d'assurance chômage des intermittents du spectacle et de l'audiovisuel, entrées lundi dans leur dernière ligne droite, menacent de constituer un nouvel abcès de fixation de la grogne sociale en France.

Plusieurs dizaines d'intermittents occupent depuis dimanche soir le théâtre de l'Odéon, au coeur de Paris, pour protester contre le principal objet de ces négociations : réduire les dépenses d'un système qui contribue à hauteur d'un milliard d'euros au déficit du régime général de l'assurance chômage.

"De l'argent, il y en a, construisons de nouveaux droits", proclame une banderole qui barre le fronton de l'Odéon.

Les représentants de la profession, salariés et employeurs, se sont pour leur part retrouvés lundi matin au ministère du Travail pour des discussions à l'issue incertaine censées aboutir avant jeudi.

Medef, CGPME et Union professionnelle artisanale côté patronal, CFDT, CFTC et CFE-CGC côté syndical, se sont accordés le 24 mars au niveau interprofessionnel sur un document de cadrage, rejeté par la CGT et Force ouvrière (FO).

Ce document demande aux organisations représentant les artistes et les techniciens, ainsi que leurs employeurs, de s'entendre sur des règles spécifiques d'indemnisation qui, "a minima, ne conduisent pas à augmenter l'écart entre celles-ci et les règles d'indemnisation du régime de droit commun".

Il fixe à au moins 105 millions d'euros par an les économies à faire par le régime des intermittents si l'Etat accepte de mettre la main à la poche, 185 millions dans le cas contraire.

S'il y a accord au niveau de la profession, il devra encore être validé à l'échelon interprofessionnel par les organisations patronales et syndicales gestionnaires de l'assurance chômage, qui devront vérifier sa conformité au document de cadrage.

CLIMAT TROUBLÉ

Mais pour le secrétaire général de la CGT-Spectacle, Denis Gravouil, il n'y a aucune chance qu'un accord, si accord il y a, respecte la contrainte d'économies fixée.

"Personne, même pas les employeurs, ne veut entrer dans le cadre des 185 millions, donc de toute façon on ne respectera pas la lettre de cadrage", a-t-il déclaré à Reuters.

"Ça sera au gouvernement de prendre ses responsabilités et, de toute façon, il y aura un nouveau bras de fer avec le Medef et le gouvernement", a-t-il ajouté.

Avec le risque de voir les festivals d'été de nouveau perturbés, une perspective dont jouent traditionnellement les intermittents du spectacle pour faire pression sur leurs employeurs et les pouvoirs publics.

Sans aller jusque-là, le secrétaire national de la CFDT Culture, René Fontanarava, jugeait lundi à la mi-journée les négociateurs encore loin d'un accord.

S'il se place pour sa part dans la perspective d'une réduction des dépenses de 105 millions d'euros par an, il insiste également sur la nécessité d'apporter des améliorations au régime des intermittents, notamment pour les plus précaires.

Les négociations générales sur le renouvellement de la convention d'assurance chômage reprennent jeudi au siège du Medef dans un climat troublé à la fois par un niveau de chômage record et les soubresauts du débat sur le projet gouvernemental de réforme du Code du travail.

Le Medef et la CGPME ont ainsi menacé de se retirer de ces négociations, le premier s'il n'obtenait pas le rétablissement du projet de loi Travail dans sa version initiale, la seconde si le gouvernement persistait dans sa volonté de surtaxer les contrats de travail à durée déterminée.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • miez1804 il y a 8 mois

    Ils n'ont qu'à faire greve a outrence, cela ne change pas la face du monde, par contre pour chaque jour de greve pas d'indemnité!!!!

  • sense78 il y a 8 mois

    Il est curieux de constater que ce sont toujours les moins productifs et les plus protégés qui revendiquent sans cesse pour ce qu'ils estiment être un droit légitime alors qu'ils sont le plus souvent à la charge de leurs concitoyens. Tant que ces verrous subsisteront, notre pays ne pourra pas se réformer.

  • heimdal il y a 8 mois

    Ce sont toujours les mêmes syndicats de rouges qui bloquent .

  • charleco il y a 8 mois

    Ils nous refont mai 68, c'est la chienlit. Il va falloir faire revenir Pompidou.

  • M773921 il y a 8 mois

    comme d'hab , ca ne bougera pas.... quelques ruades , et puis on enterrera l'histoire , ... sur le dos des contribuables, ... et des petits salaires qui voient leurs augmentation potentielles dilapidées au profit du clientélisme socialiste

  • M999141 il y a 8 mois

    Pour un euro cotisé, il y a 4 euros d'indemnités versés ! Mais on n'y touchera pas, la culture est un marqueur de gauche. Parmi les intermittents, quel pourcentage de gens talentueux. Les vrais artistes n'ont pas besoin de subventions pour très bien gagner leur vie, quand aux autres, ils vivent du clientélisme des politiques de gauche.

  • M7361806 il y a 8 mois

    Les chomeurs subventionnent les artistes , pas les fonctionnaires !

  • M7361806 il y a 8 mois

    la culture socialiste n'a pas de prix y compris le pillage des caisses des chomeurs

  • lorant21 il y a 8 mois

    Prendre l'argent des plus pauvres: les chômeurs du privé. Un beau programme pour la gauche!

  • M3182284 il y a 8 mois

    Supprimons le régime spécial d'indemnisation et - miracle - le nombre d'intermittents fondra immédiatement.