Les infanticides à la naissance, un phénomène largement sous-estimé

le
0
Une étude de l'Inserm montre que le nombre de néonaticides est 5,4 fois plus important qu'indiqué dans les statistiques officielles. Elle dresse aussi pour la première fois le profil social et psychologique des mères auteures de ces infanticides.

On connaît les cas les plus sensationnels de néonaticides, comme Véronique Courjault et ses trois nouveaux-nés retrouvés congelés à son domicile de Corée, ou Dominique Cottrez et ses huit bébés cachés dans sa maison du Nord. Mais aucune étude n'avait encore été réalisée sur la fréquence du phénomène en France. Le travail réalisé par deux chercheurs de l'Inserm, publié dans la revue Archives of disease in childhood , révèle que le meurtre d'un enfant par la mère le jour de l'accouchement serait bien plus fréquent que ne l'indiquent les statistiques officielles de mortalité. Et que les femmes néonaticides, souvent mariées et déjà mères, diffèrent légèrement du profil social et psychologique traditionnellement associé à l'infanticide.

Pour établir leurs statistiques, les chercheurs ont recensé les néonaticides signalés dans les données judiciaires de trois régions françaises, totalisant 26 tribunaux. Leur choix s'est porté sur l'Ile-de-France,

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant