Les industriels veulent un choc de compétitivité d'un seul coup

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LES INDUSTRIELS PRÔNENT UN CHOC DE COMPÉTITIVITÉ D'UN SEUL COUP
LES INDUSTRIELS PRÔNENT UN CHOC DE COMPÉTITIVITÉ D'UN SEUL COUP

PARIS (Reuters) - Les industriels veulent un "choc de compétitivité" intervenant d'un seul coup, alors que l'exécutif prévoit d'étaler la baisse du coût du travail dans le temps, a déclaré jeudi le président du Groupe des fédérations industrielles, Pierre Gattaz.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a dit mercredi préférer le terme de "trajectoire" plutôt que celui de "choc".

"Le mot 'choc' ne me paraît pas être un mot valable", a-t-il dit après une réunion interministérielle sur ce dossier autour de Jean-Marc Ayrault. "Ce qu'il faut définir c'est autre chose. L'économie française n'a pas besoin de choc, elle a besoin d'accompagnement, elle a besoin de redressement."

"Le Premier ministre, dans la réunion, a parlé d'une trajectoire de compétitivité. C'est cette trajectoire de compétitivité, sur la durée du mandat, que nous allons définir", a ajouté Pierre Moscovici.

Cette précision intervenait après des informations du quotidien Le Monde selon lesquelles un transfert d'environ 40 milliards d'euros de cotisations sociales était envisagé, à raison de 8 à 10 milliards par an.

"On a l'impression qu'on est autour de 40 milliards - pourquoi pas - mais étalés sur 3 à 5 ans, ça, ça nous gêne, c'est un choc de compétitivité qu'on veut. Maintenant", a dit Pierre Gattaz lors d'un point de presse.

"Quand on veut planter un clou, on donne un bon coup de marteau, pas des petits coups de marteau pendant cinq ans", a-t-il ajouté.

Le GFI, qui dit représenter 80% de l'industrie française, souhaite un ajustement de 50 milliards d'euros, passant par un relèvement non seulement de la Contribution sociale généralisée (CSG) mais aussi de la TVA, afin d'épargner les produits de première nécessité et de toucher les produits importés.

"Il y a urgence ! La France a rendez-vous avec son histoire", a dit Pierre Gattaz, aussi bien sur la compétitivité que sur la "flexi-sécurité" sur laquelle les partenaires sociaux ont commencé à négocier jeudi.

"Si on arrive à régler dans les trois-quatre prochains mois ces deux sujets, le pays sortira grandi, plus compétitif et dans une situation permettant d'aller à la guerre économique mondiale dans des meilleures conditions."

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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