Les indices actions n'arrivent pas à se relancer

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(AOF) - Les marchés européens ont enchainé leur troisième séance de baisse consécutive, pénalisés par plusieurs vents contraires, en dépit de leurs tentatives pour réduire leurs pertes grâce aux bonnes statistiques américaines. Le CAC 40 a perdu 0,21% à 4 398,68 points et l’EuroStoxx 50 a baissé de 0,17% à 2 970,84 points. Aux Etats-Unis, le Dow Jones s'adjuge 0,46% à la clôture des places européennes.

Le statu quo de la Fed, qui a renvoyé à décembre un possible relèvement des taux, a servi de soutien aux indices actions la semaine dernière avant de s'estomper. Les investisseurs peinent maintenant à trouver de nouveaux catalyseurs pour repartir de l'avant, dans un contexte marqué par une résurgence du risque politique.

Avec le débat qui s'est tenu hier entre Hillary Clinton et Donald Trump, les deux candidats à l'élection présidentielle américaine, la campagne est entrée dans sa dernière ligne droite. Pour nombre d'économistes et de gérants, la perspective de cette élection pourrait entrainer un regain de volatilité sur les indices. Certains investisseurs préfèrent donc éviter de s'exposer et restent à l'écart des actifs risqués.

Alors qu'il s'est imposé ces derniers mois comme un soutien des indices actions, le cours du pétrole s'est également dérobé aujourd'hui sous les pieds des opérateurs. A la clôture, le prix du baril de WTI perdait 3,42% à 44,36 dollars et celui de brent cotait 45,77 dollars, en recul de 3,34%. L'Arabie saoudite a confirmé que le sommet informel d'Alger entre membres de l'Opep n'avait qu'une valeur consultative et qu'il ne déboucherait sans doute pas sur un accord de gel de la production de pétrole.

Enfin, dernier facteur adverse auquel les investisseurs actions ont dû faire face aujourd'hui : le secteur bancaire reste sous pression. Les difficultés de Deutsche Bank ont ravivé les craintes concernant la solidité du système financier européen. La banque allemande a perdu 0,43% aujourd'hui après avoir chuté de 7,5% hier, entrainant dans son sillage Crédit Agricole (-1,05%), Société Générale (-1,05%) et BNP Paribas (-0,52%).

Si ces facteurs adverses sont restés dominants, les indices actions ont réduit leurs pertes dans le courant de l'après-midi. L'annonce d'une accélération de la croissance dans les services aux Etats-Unis en septembre - le PMI est passé de 51 à 51,9 - et une amélioration inattendue de la confiance des consommateurs pour le même mois ont rassuré les opérateurs.

A Paris, Orange a signé l'une des principales hausses du CAC 40, gagnant 1,74%, après le relèvement de recommandation de Credit Suisse, passé à Surperformance sur la valeur.

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