Les images TV de Mandela heurtent l'opinion publique

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Les images TV de Mandela heurtent l'opinion publique
Les images TV de Mandela heurtent l'opinion publique

«Qu'on le laisse tranquille.» C'est le message le plus vu sur les réseaux sociaux, depuis lundi soir, à propos de Nelson Mandela, 94 ans, tout juste remis d'une pneumonie mais filmé chez lui par les caméras de SABC à l'occasion d'une visite des dirigeants de l'ANC, dont le président actuel, Jacob Zuma. L'Afrique du Sud s'insurge contre ce que beaucoup dénoncent comme une exhibition qui ne sert qu'à la popularité de l'ANC, parti au pouvoir.

La vidéo montre le vieil homme assis sur un fauteuil, les jambes cachées par une couverture, posées à plat sur un repose-pied. Son visage

semble de cire, et n'exprime aucune émotion, alors que ses visiteurs plaisantent autour de lui. Scène surréaliste, on voit notamment le héros national fermer les yeux lorsqu'une personne prend une photo avec un flash. Or toute le pays sait que les yeux de Mandela sont très sensibles aux flashs, au point que des instructions très rigoureuses avaient été données aux photographes de presse durant sa carrière politique, pour lui éviter les éclairs intempestifs.

Contradictions dans le discours de l'ANC

Ces images contrastent fortement avec les déclarations du président Jacob Zuma à la fin de la visite : «Il a l'air très bien, il est en bonne forme, nous avons eu une conversation avec lui, nous nous sommes serré la main, il sourit», a dit le chef de l'Etat. Le discours contradictoire du parti est pointé du doigt puisque les dirigeants de l'ANC avaient imposé un black-out total à la presse pendant l'hospitalisation de "Madiba" afin de «préserver l'intimité» de l'ancien président sud-africain.

«Maintenant, on voit comment ils le traitent»

Les réactions ne se sont donc pas fait attendre. «L'ANC et le gouvernement n'ont jamais cessé de faire la leçon aux médias pour qu'ils respectent l'intimité et la dignité de Madiba. Maintenant on voit comment ils le traitent», s'insurge sur Twitter Patrick Conroy, directeur de...

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