Les illusions perdues de la jeunesse portugaise 

le
0
Cette génération frappée par la crise ne s'intéresse guère aux élections générales organisées ce dimanche.

L'un votera blanc, l'autre nul. Rui et Iago discutent stratégie électorale sur la place Luis de Camoes, dans le quartier du Chiado, au sud de Lisbonne. En tout cas, disent-ils, il est impossible de faire confiance aux politiciens lors des élections générales qui auront lieu dimanche prochain. Et puis, à quoi bon ? Quel que soit le vainqueur, Parti social démocrate (PSD, centre droit) ou Parti socialiste (PS, centre gauche), le gouvernement se contentera d'appliquer un programme élaboré par le FMI...

Iago descend une Super Bock, la bière nationale, assis sur le piédestal de la statue qui domine la place. À 24 ans, cet architecte est au chômage et n'a aucun espoir de trouver un travail à court terme. Le taux de sans-emplois chez les moins de 25 ans (21,3 %) double la moyenne nationale. Reste à Iago l'aide de ses parents. «Je peux au moins compter sur la solidarité familiale», glisse-t-il, amer.

Rui, lui aussi, vivote dans la précarité. Il touche son salaire en

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant