Les îles anglo-normandes sont officiellement xénophobes

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Guernesey refuse d'accueillir un petit quota des 20 000 réfugiés actuellement dans des camps en Turquie, en Jordanie ou au Liban.
Guernesey refuse d'accueillir un petit quota des 20 000 réfugiés actuellement dans des camps en Turquie, en Jordanie ou au Liban.

Jonathan Le Tocq ne fait pas dans le feutré. « Guernesey n'accueillera pas de réfugiés syriens. En raison de l'islamophobie ambiante, nous ne pouvons pas garantir leur sécurité ou leur stabilité », a déclaré ce week-end le Premier ministre de l'île anglo-normande de Guernesey. Le premier édile de ce paradis fiscal tranquille posé à quelques encablures de Cherbourg, suit en cela l'exemple de sa voisine, Jersey, qui a refusé la demande britannique de participer au « programme de relocation des personnes vulnérables », à savoir des migrants.

Pas de quotas de réfugiés

Aux côtés de l'îlot de Sercq, les deux territoires sont placés sous l'autorité de la couronne d'Angleterre. Mais si Londres assure la défense et les affaires étrangères des confettis de la Manche qui ne font pas partie de l'Union européenne, ils sont totalement autonomes en matière de politique intérieure ainsi que de contrôle bancaire et battent leur propre monnaie liée à la livre sterling.

La décision des autorités de refuser un petit quota des 20 000 réfugiés actuellement dans des camps en Turquie, en Jordanie ou au Liban lors des cinq prochaines années a été jugée « regrettable » par le Foreign Office. Les édiles de Saint-Hélier comme de Saint-Port-Pierre estiment que cet afflux potentiel ne peut que perturber la tranquillité d'un lieu qui respire la prospérité. La clémence du climat et les bas impôts attirent...

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