Les hôtels-clubs Marmara se refont une santé en Espagne

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Très présent au Maghreb, le voyagiste Marmara a souffert ces dernières années de cette implantation. Il se redresse peu à peu et fait désormais de l'Espagne sa principale destination.

Pour Marmara, le salut passe l'Espagne, et notamment les Canaries et les Baléares. Le voyagiste qui fait partie du groupe TUI France (avec Nouvelles Frontières, notamment) avait pourtant construit son succès sur la Tunisie, le Maroc et la Turquie. Mais ce choix géographique était largement responsable de ses difficultés ces dernières années. «L'Espagne est désormais notre premier marché avec 20 % des ventes et une augmentation de 30 % de l'offre, souligne Pascal de Izaguirre, président de TUI France. Nous disposons maintenant d'un très beau portefeuille de produits débarrassé de la surexposition aux risques de l'Afrique du Nord.»

Et si Marmara dope son implantation européenne avec cinq nouvelles destinations lancées cet été (Kos, Minorque, Lanzarote, Fuerteventura, Corse), il en a profité aussi pour se débarrasser de ce que le voyagiste appelle pudiquement ses «contrats peu performants» avec certains hôtels. Résultat: une capacité d'accueil baisse de 14 % cet été, alors que les ventes de packages ne reculent que de 11 %, preuve d'un meilleur remplissage. Ce n'est donc pas encore cette année que les comptes reviendront au vert.

Des clubs sans enfants

Il n'en reste pas moins que le spécialiste des vacances en hôtel-club parachève sa mutation. Ses clubs sont désormais répartis, selon leur gamme, en 3M, 4M ou 5M ce qui fait forcément penser à une célèbre marque touristique utilisant le trident pour emblème. Par ailleurs, Marmara développe également une autre génération de clubs thématiques créés par la maison mère TUI. L'enseigne dispose désormais de 14 nouveaux produits sous les appellations: Splashworld (clubs avec parc aquatique), Club Magic life (avec de nombreuses activités sportives et bar voire restauration 24h sur 24) et Couples (établissements n'acceptant pas les enfants de moins de 16 ans).

Et pour la saison à venir, outre le développement de ces nouvelles enseignes, Marmara compte multiplier les ouvertures. «Nous allons défricher de nouvelles destinations et procéder à un renouvellement régulier de nos adresses, précise Pascal de Izaguirre, mais nous voulons clairement être le tour-opérateur dominant en Espagne.» Quant aux destinations long -courriers, elles ne sont plus à l'ordre du jour: Marmara s'est désengagé de l'île Maurice et ne maintient que le Sénégal et la Guadeloupe. Jouant la carte de la proximité, l'avenir passe par une augmentation des vols directs au départ de la province qui représentent les deux tiers des ventes. Dès cet hiver, de nouveaux départs sont proposé depuis Deauville, Brest, Bordeaux ou Metz et à l'été, le voyagiste passera à 136 vols au départ de la province (contre 120 en 2014).

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