Les historiens ne voulaient pas d'une loi

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L'Assemblée nationale a voté jeudi la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien. La plupart des chercheurs s'étaient opposés à cette «ingérence» du législateur dans l'Histoire.

«Ce n'est pas aux politiques d'écrire l'histoire!» Comme la plupart des historiens, Pierre Nora ne pas voit pas d'un bon œil la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien, qui est examinée jeudi à l'Assemblée nationale.

Présenté par une députée du parti présidentiel, le texte prévoit un an de prison et 45.000 euros d'amende en cas de négation d'un génocide reconnu par la loi française. Les parlementaires de droite et de gauche ont annoncé qu'ils voteraient en sa faveur. Le texte est la suite logique de la loi votée en 2001 reconnaissant l'existence d'un génocide des Arméniens entre 1915 et 1917.

Pour les historiens, le fait de voter une loi en France sur une question qui ne concerne pas l'histoire nationale est problématique: «Va-t-on faire une loi pour tous les crimes du monde? Pour ceux commis par les communistes en Russie ou pour le génocide des Indiens en Amérique?», s'interroge l'historien Gilles Manceron, qui soupçonne que la questi

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  • tachdji5 le mercredi 21 déc 2011 à 23:37

    faire une loi pour que les gens ne meurent plus ,pourquoi pas, mais une loi juste ce qui veux dire ,apres enquete approfondie .Mais cela devient impossible apres tant d annees