Les héritiers de Renault attaquent l'Etat après la nationalisation de 1945

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Les petits-enfants de Louis Renault, accusé de collaboration, contestent la légalité de la nationalisation-sanction de l'entreprise au sortir de la guerre. Ils réclament des indemnités.

Soixante-six ans après les faits, la colère gronde toujours. Lundi 9 mai, les huit petits-enfants de l'industriel Louis Renault, l'un des fondateurs de la société en 1889, ont déposé plainte devant le tribunal de grande instance de Paris, selon une information publiée dans Le Monde. Ils entendent obtenir réparation du préjudice matériel et moral causé par la nationalisation-sanction des usines Renault à la Libération.

En septembre 1944, Louis Renault est arrêté. Accusé de collaboration avec l'ennemi, il est emprisonné à Fresnes où il meurt en détention un mois plus tard sans avoir été jugé. Dès le 15 janvier 1945, ses usines sont saisies, en vertu d'une ordonnance, par le gouvernement provisoire et nationalisées sous le nom de Régie nationale des usines Renault.

«Aucune autre entreprise n'a fait l'objet d'un pareil traitement»

La famille de l'industriel, qui détient des parts dans l'entreprise, conteste alors la confiscation en 1959 devant le tribunal ad

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