Les habitants de l'immeuble visé par l'assaut du RAID en attente de reconnaissance

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L'immeuble  de la rue Corbillon à Saint-Denis en octobre 2016.
L'immeuble  de la rue Corbillon à Saint-Denis en octobre 2016.

Un an après la destruction de leur logement par les forces de l’ordre à Saint-Denis, à la suite des attaques terroristes, des familles ont tout perdu, sans obtenir le statut de victimes des attentats.

Un an a passé et ils attendent toujours. Le 18 novembre 2015, quarante-sept familles étaient évacuées (84 personnes) à la suite de l’assaut du RAID (unité d’intervention de la police nationale) dans l’immeuble de la rue Corbillon à Saint-Denis où s’étaient réfugiés Abdelhamid Abaaoud – l’un des coordinateurs des attentats de Paris et du Stade de France –, son complice Chakib Akrouh et la cousine d’Abaaoud, Hasna Aïtboulahcen.

Elles sont aujourd’hui encore vingt sans solution pérenne. Hébergées en urgence dans un gymnase durant les premiers jours, puis dans des hôtels ou des résidences sociales, ces familles ont dû endurer de longs mois de négociations, ballottées entre les atermoiements de l’Etat et les coups de gueule des élus, laissés seuls dans un premier temps pour gérer la situation.

Le rapport de force entre la préfecture et la ville s’est apaisé quand Fadela Benrabia, nouvelle préfète à l’égalité des chances, a repris le dossier en janvier. « Il a fallu plusieurs mois pour que tout le monde se parle », reconnaît cette ancienne conseillère de Manuel Valls. Il a fallu aussi que l’Etat consente à y mettre des moyens en mobilisant son contingent de logements sociaux et en débloquant un fond d’aide aux victimes.

Hébergement d’urgence Vingt-deux ménages ont ainsi été relogés dans des HLM appartenant pour moitié à la ville et pour moitié à la préfecture. Quatre sont « en cours de règlement ». Deux autres ont trouvé refuge dans une résidence pour personnes âgées. Les vingt ...

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