Les Grecs soulagés après le coup d'arrêt porté au parti «Aube dorée»

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Les Grecs soulagés après le coup d'arrêt porté au parti «Aube dorée»
Les Grecs soulagés après le coup d'arrêt porté au parti «Aube dorée»

Pensant la progression inéluctable du parti Aube dorée, de nombreux Grecs ont été surpris de l'arrestation samedi du chef du parti néo-nazi Nikos Michaloliakos, de plusieurs députés et membres du parti, tous soupçonnés d'appartenir à une « organisation criminelle.» Les médias grecs affichent leur satisfaction ces derniers jours. « Menottes pour 6 des têtes du monstre», titrait dimanche le journal de gauche Elefterotipia, « Aube dorée, un gang sous les projecteurs », écrivait lundi le quotidien centriste Ta Nea. Au sein d'une grande partie de l'opinion publique, tenu en haleine depuis samedi par ce coup de filet historique, c'est donc aussi le « soulagement.» « C'est un tournant, on ne s'y attendait plus. L'Aube dorée est toujours passée entre les mailles de la justice, alors que tout le monde, y compris le gouvernement, connaissait leurs méthodes fascistes», réagit Clio, jeune musicienne. Comme d'autres, la petite brune retiendra cette image forte du chef du parti de néonazi vulnérable et menotté.

Les suspects entendus ce mardi

Sur 32 personnes recherchées, 22 ont pour l'heure été interpellées. Parmi eux, outre que le surnommé « Furher » par la presse, Nikos Michaloliakos, le porte-parole du parti Ilias Kassidiaris, quatre députés, deux policiers et plusieurs membres néonazis. Certains sont aussi poursuivis pour violences physiques, meurtre, chantage ou blanchiment d'argent. « C'est un coup d'arrêt pour eux, ce sont des accusations très lourdes, commente, confiant, Nick Malkoutzis, journaliste politique au quotidien Kathimerini, les sanctions pourraient aller très loin. »

Après quatre jours à préparer leur défense face aux soupçons « d'organisation criminelle », sous surveillance policière au siège de la police d'Athènes, les accusés seront entendus ces mardi et mercredi par les juges d'instruction, à Athènes. Après cette première comparution ?appelée Apologia ...

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