Les grandes entreprises ont toujours des projets immobiliers

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Les entreprises font preuve de réalisme et de prudence en ces temps de crise. 30 % d'entre elles freinent ou suspendent leur projet immobilier, mais la majorité songe toujours à changer d'adresse et à déménager.

«En période de crise, l'optimisation des coûts d'exploitation est au centre des stratégies. Tout nouveau projet est scruté par les décideurs financiers mais aussi par la direction des ressources humaines», observe Thierry Laroue-Pont, président de BNP Paribas Real Estate Transaction, Conseil et Expertise Europe. Selon la 5e enquête annuelle User Insight présentée par BNP Paribas Real Estate et réalisée par Ipsos auprès de 200 décideurs immobiliers de grandes entreprises françaises dans le secteur privé ou public, la crise affecte la stratégie immobilière des entreprises. Les entreprises font preuve de réalisme et de prudence. 30 % d'entre elles freinent ou suspendent leur projet immobilier, mais la majorité songe toujours à changer d'adresse et à déménager.

«Les bailleurs déroulent le tapis rouge lors du renouvellement des baux pour garder un preneur et souvent une belle signature. Ils consentent à des mesures d'accompagnement importantes au niveau des franchises de loyers, des travaux, des mises aux normes», constate Jacques Bagge, directeur de l'Agence chez Jones Lang LaSalle.

Les nouvelles technologies impactent les lieux de travail

D'autres raisons poussent à un changement d'adresse. «Rationaliser les coûts, regrouper les sites, réduire les surfaces en optant pour une plus grande flexibilité des surfaces au sein d'un immeuble, à la baisse éventuellement, expliquent un déménagement. Un projet immobilier peut aussi remotiver les troupes en envoyant un message aux salariés tout en lançant un signal aux entreprises concurrentes», analyse Sylvain Hasse, directeur exécutif de BNP Paribas Real Corporate Services. Mais motiver les collaborateurs exige de ne pas choisir une nouvelle localisation trop lointaine. Car le risque est réel de voir un certain nombre d'entre eux quitter la société parce que le transport entre leur logement et leur nouveau lieu de travail est trop compliqué, même si l'employeur leur propose des services de conciergerie, une salle de sport, un coin loundge ou de superbes terrasses pour discuter.

La montée en puissance des nouvelles technologies a également un impact sur les lieux de travail. «Le Wi-Fi, les smartphones, les tablettes et les nouveaux modes de travail vont modifier le management des entreprises et les besoins des utilisateurs», souligne Sylvain Hasse. Ce mode de travail devrait séduire la génération Y. Mais le high-tech n'est pas synonyme de martingale. «Le télétravail permet certes des économies de CO2 et de billets d'avion, constate Jacques Bagge. Mais il a des limites. Rien ne remplace un travail en équipe avec des gens qui se rencontrent.»

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