Les gestionnaires préconisent la sélectivité sur les actions européennes

le
0
(NEWSManagers.com) - Nombreuses sont en cette fin d'année les sociétés de gestion qui, dans leur stratégie pour 2013, consacrent un chapitre prudent aux actions européennes, souvent avec quelque découragement. Mais la thématique ne rebute pas nécessairement tous les spécialistes, parce que, comme au Japon, le gisement de valeurs est tellement vaste qu'il reste possible d'identifier des perles susceptibles de doper la performance d'un portefeuille. Le mot d'ordre est évidemment " sélectivité" .

Par exemple, Hugues Le Maire, directeur général de Diamant Bleu Gestion et gérant de fonds, il ne suffit pas de constater que le retard de valorisation des actions européennes n'a pas été comblé par le rally initié le 26 juillet avec le discours de Mario Draghi. Même si le mouvement de hausse se poursuit, tous les actifs boursiers de la zone euro n'en bénéficieront pas, ce qui implique une approche d'investissement sélective et flexible.
Hugues Le Maire divise les sociétés en trois groupes. D'une part, les " valeurs de croissance issues des secteurs du luxe ( LVMH, Richemont), de la santé (Sanofi) ou de la chimie ( Arkema), ont délivré sur le long terme des performances boursières pérennes ce qui devrait se poursuivre dans les années à venir" . Ces maisons profitent de marges élevées ainsi que de tendances Lourdes comme par exemple le vieillissement de la population ou l'élargissement de l'accès aux soins.

Ensuite viennent des secteurs sinistrés comme les télécoms et les utilities, dont les dividendes sont loin de compenser des performances boursières en chute libre qui s'expliquent par le fait que rentabilité est plombée par une régulation particulièrement contraignante, une concurrence forte et des investissements infrastructurels lourds.

Le gérant de Diamant Bleu discerne également une catégorie " cas d'investissements" au profil particulièrement attrayant, actions le plus souvent cycliques ou financières dont les valorisations sont anormalement basses, non pas en raison de mauvais fondamentaux mais parce qu'elles sont mal valorisées par le marché. Parmi ces dernières, Hugues Le Maire cite par exemple Vallourec, deutz-Fahr ou Intesa Sanpaolo.

De son côté, Daniele Scilingo, gérant du Pictet-European Equity Selection (159 millions d'euros), conseille de se focaliser " sur les titres européens, mais pas l'Europe" . Dans son portefeuille, il mise sur des sociétés dont le chiffre d'affaires en " Europe développée" se limite à 33 %, alors que la moyenne se situe à 48 %. De plus, la " part active" de son portefeuille se situe à 80 %, en fonction d'une sélection de valeurs à un horizon de cinq ans, période durant laquelle les sociétés sélectionnées sont susceptibles de conserver leur leadership et leur pricing power.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant