Les gestionnaires d'actifs rappellent l'importance de l'épargne longue

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(NEWSManagers.com) -

" Le paradigme du secteur européen de la gestion de fonds : marier des horizons de long terme pour l'investissement à des profils de risques" : avec un tel thème, la manifestation Paris Europlace au début du mois de juillet était sûr de susciter l'intérêt des participants, l'épargne longue, étant " l'oxygène de l'économie, qui permet l'investissement, donc la croissance, donc l'emploi et donc le paiement des retraites" , comme l'a rappelé Yves Perrier, directeur général d'Amundi.

Face à l'aversion des investisseurs pour le risque, tant Yves Perrier que Philippe Marchessaux, PDG de BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP), ont évoqué la ressource que constituent les produits d'assemblage ou structurés, pour fournir " l'argent sûr" (safe money) que réclament les clients. Quant aux investisseurs acceptant de prendre du risque ils doivent être conscients qu'ils pourront se trouver confrontés à des phases de pertes. Le premier enjeu, pour Philippe Marchessaux, est donc celui de l'éducation, de la formation des investisseurs, et le CIDI (ou KIID) " va dans le bon sens" . C'est donc " non pas uniquement un coût pour les sociétés de gestion, mais un investissement" .

Pour sa part, Paul-Henri de La Porte du Theil, président de l'AFG, admet qu'avec une répartition 90/10 au détriment des actions, l'allocation de l'épargne française " est totalement sous-optimale" . Et d'ajouter que " l'allocation d'actifs de l'assurance-vie en France est faussée dès le départ au détriment des actions, notamment avec l'astreinte d'une liquidité quotidienne" .

Pendant que Jean-Pierre Grimaud, CIO de Swiss Life AM, réprouve que le G-20 ait manqué sa cible en ne respectant pas son projet de réduire le pouvoir excessif dont jouissent les agences de notation, Jean-Baptiste de Franssu, jusqu'il y a peu président de l'Efama, a relevé qu'au " bout de cinq ans, le RDR (retail distribution review) n'a toujours pas abouti au Royaume-Uni" et que " les assurances échappent toujours aux règles OPCVM" . Il faut pourtant " les mêmes règles pour tous les produits financiers" , a-t-il martelé.

Pour Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), il conviendrait de " créer un cadre plus amical" pour l'aménagement de Bâle III et de Solvabilité II. D'autre part, Augustin de Romanet suggère de développer des outils de financement tels que les " project funds" , pour les infrastructures, " ce qui impliquera nécessairement un rehaussement de crédit" . Il préconise également des " structures européennes sectorielles sur le modèle, par exemple, de la Caisse nationale des Autoroutes" .

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