Les gérants français vent debout contre la taxe européenne sur les transactions financières

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L'AFG invoque le risque de délocalisation des sociétés de gestion qui chercheront à soustraire leurs clients à cette taxe. (© DR)
L'AFG invoque le risque de délocalisation des sociétés de gestion qui chercheront à soustraire leurs clients à cette taxe. (© DR)

(lerevenu.com) - Un an et demi de négociations n'avaient pu aboutir à dégager un consensus autour d'une version européenne de la taxe sur les transactions financières (TTF), un impôt de Bourse (0,20%) déjà en vigueur en France depuis août 2102. Cette taxe française, comparable au stamp duty britannique, ne porte que sur les achats nets d'actions de sociétés dont la capitalisation boursière dépasse 1 milliard d'euros et le siège social est en France. En janvier dernier, la France et l'Autriche ont proposé, à neuf de leurs partenaires européens, la mise en place, en 2016, d'une taxe sur les transactions financières «dont l'assiette serait large et les taux faibles».

Paul-Henri de La Porte du Theil, président de l'Association française de la gestion financière (AFG), s'insurge contre cette version proche de celle qu'avait proposée la Commission européenne en février 2013 : «Elle vise non pas la spéculation, mais la Veuve de Carpentras, c'est-à-dire l'épargnant (...) c'est un projet injuste qui sera contraire aux intérêts de la France dont l'industrie de la gestion et l'une des plus compétitives au monde.»

L'AFG invoque le risque de délocalisation des sociétés de gestion qui chercheront à soustraire leurs clients à cette taxe qui pénaliserait les performances des fonds, en tout cas tous ceux qui utiliseraient des produits dérivés dans leur

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