«Les gens quittaient presque l'église pour aller jouer au tiercé»

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«Les gens quittaient presque l'église pour aller jouer au tiercé»
«Les gens quittaient presque l'église pour aller jouer au tiercé»

De «Ouest-France» à «Paris-Turf» en passant par «l'Actualité Hippique» à «la Tribune hippique», un bimestriel qu'il a créé en 2008, Guy de la Brosse, 80 ans, est un témoin privilégié pour retracer l'épopée du tiercé.

«En 1954, je n'exercais pas le métier de journaliste hippique, mais le lancement du tiercé a été un véritable phénonème de société», se souvient l'ancien président du syndicat indépendant de la Presse Hippique.

« Grand reporter pour le journal Ouest-France à Caen, j'ai vécu le lancement du tiercé dans une région priviliégée car elle synonyme de terre d'élevages et de courses. A l'époque, la presse spécialisée n'indiquait les informations sur les courses que le jour même, ainsi les turfistes attendaient le dernier moment pour engager leur pari. Dans cette région dédiée aux trotteurs, ils misaient les yeux fermés sur les chevaux des célèbres familles Viel ou Ballière. L'heure d'affluence se situait autour de 12h30 et les files d'attente pour engager son pari étaient impressionnantes. Il fallait à l'époque de 30 à 45 minutes pour valider son ticket.»

L'occasion de s'amuser à moindre frais

Le tiercé est rapidement devenu l'opium du peuple au grand désarroi du clergé se souvient celui qui a participé à la réforme des Courses avec Michel Rocard en 1983 : «Les gens quittaient presque l'église pour aller jouer au tiercé. Ce nouveau jeu était l'occasion de se retrouver le dimanche matin, d'échanger des idées et des informations, de s'amuser à moindre frais. On retrouvait des amis qui parlaient le même langage. Toutes les classes sociales étaient concernées. En fin d'après-midi entre 17 et 18 heures, c'était également un va-et-vient incessant devant la devanture du point de vente pour découvrir l'arrivée du tiercé sur de petites affichettes blanches.»

Le tiercé a ensuite pris son envol avec ses retransmissions radiophoniques et ...

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