«Les gens doués sont dépendants de l'approbation des autres»

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INTERVIEW - Les adultes surdoués ont souvent été des enfants précoces au niveau intellectuel, mais pas au niveau émotionnel, explique la psychologue Monique de Kermadec.

LE FIGARO.- Pourquoi découvre-t-on seulement aujourd'hui la psychologie du surdoué ?

Monique DE KERMADEC.- Parce qu'en France, nous ne sommes pas à l'aise avec toute différence qui laisse supposer une inégalité entre les individus. La reconnaissance d'une valeur très personnelle pourrait susciter de l'envie et une forme d'exclusion du groupe. Aux États-Unis, où les «gifted people» sont étudiés depuis longtemps, on a en revanche tendance à mettre en avant ses qualités lorsqu'on en a et l'on ne culpabilise pas de celles-ci. De plus, chez nous, la notion d'intelligence est toujours reliée aux études. Dire que des personnes sont surdouées, n'était-ce pas laisser entendre que certains peuvent faire des études auxquelles d'autres n'ont pas accès ? Notre souci d'égalité s'en trouvait fort meurtri... Heureusement, à partir du moment où l'on a parlé d'enfants précoces, la prise en charge des surdoués a pu commencer.

Quelles sont les conséquences de la non...

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  • jean-p86 le mercredi 30 nov 2011 à 14:46

    Réminiscence du moyen âge, pour lutter contre les grandes et petites épidémies?La différence qui nous dépasse serait'elle un signe épidémique?L'égalité serait'elle dominante par rapport à la liberté?Y aurait en fond un refus de la liberté des autres, mais aussi du progrès?