« Les gens disent que Lucas va y arriver et je les crois »

le , mis à jour à 07:14
0
« Les gens disent que Lucas va y arriver et je les crois »
« Les gens disent que Lucas va y arriver et je les crois »

Chez les Pouille, l'amour filial consiste à laisser les enfants prendre leur envol. Ni Pascal, 54 ans, ni Lena, la mère (d'origine finlandaise) n'étaient à New York durant l'US Open. Pas plus qu'ils ne seront en Croatie ce week-end.

Il paraît que de toute la famille Pouille, vous êtes le seul à ne pas pratiquer le tennis...

P.P. Je n'aime pas. C'est dû à mon caractère. J'ai un peu tapé la balle jadis. Une fois, il y a dix ou douze ans de ça, j'ai fait un match pour m'amuser. J'étais mené 5-1, 0-30. Je fais une double faute et là, mon adversaire fait « Yes ! », en serrant le poing. J'ai vu le moment où la raquette allait lui arriver dans la gueule. Je me suis dit qu'il valait mieux que j'arrête, que ce n'était pas pour moi (rires)...

Pourtant, vous n'avez pas dissuadé Lucas de jouer, ni de faire carrière...

Pour nos enfants, ma femme et moi partageons la même philosophie qui tient en une formule : « Va où tu veux et meurs où tu dois... » Or, voilà un gamin qui a marché à 8 mois, fait du vélo sans petites roues à 2 ans et avait déjà les mollets durs comme l'acier. Quand il a fait du foot vers ses 7 ans, Dunkerque tapait à notre porte pour le prendre. Le tennis, c'est son choix et c'est ce qui importe vraiment.

Quand avez-vous pensé que Lucas pourrait devenir un champion ?

Je n'y ai jamais pensé à vrai dire. Ma femme et moi ne sommes pas des parents comme on a coutume d'en voir dans le tennis. Pour faire court, je ne rêve pas à travers mes enfants. Plus les résultats tombent, plus les gens disent qu'il va y arriver et, moi, je les crois. Mais si Lucas se blesse demain, qui sera là pour ramasser les miettes ? Ma femme et moi sommes davantage dans ce rôle-là. Il a un coach, un kiné, un agent, tout un tas de gens qui s'occupent de lui. Nous, on fait des choses pour lui qui ne se voient pas.

Votre femme est finlandaise. Qu'y a-t-il de finnois en Lucas ? Qu'a-t-il pris de vous ?

Il a certainement hérité ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant