Les gendarmes ont-ils harcelé la gendarmette ?

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La gendarmerie a elle-même saisi la justice à la suite de la plainte de la victime (photo d'illustration)
La gendarmerie a elle-même saisi la justice à la suite de la plainte de la victime (photo d'illustration)

"Violences volontaires, enlèvement, séquestration, détention arbitraire." Ces qualifications pénales retenues par le procureur de la République de Vienne (Isère) provoquent d'autant plus la stupeur qu'elles visent cinq gendarmes - officiers de police judiciaire et agents de police judiciaire - de Roussillon mis en cause par une de leurs collègues. Cette dernière s'était plainte de brimades, notamment d'avoir été enfermée dans une cellule de garde à vue, de violences diverses et plus largement de harcèlement moral, selon Le Dauphiné libéré qui a révélé l'affaire.

Bien notés

"Je m'insurge contre de telles qualifications infamantes, déclare au Point.fr Me Gabriel Versini, l'avocat des gendarmes mis en cause. Il ne s'agissait que de simples jeux de potaches qui n'ont jamais dérapé. La plaignante n'a jamais été humiliée et mes clients n'ont jamais porté atteinte à son intégrité physique."

Mais l'affaire est prise très au sérieux par la gendarmerie. C'est d'ailleurs la hiérarchie locale qui avait saisi la justice. Les cinq pandores - ils sont bien notés, certains sont médaillés - avaient été placés en garde à vue en avril après la plainte de la jeune femme "harcelée depuis 2013".

Remis en liberté, ils comparaîtront le 22 juillet devant le tribunal correctionnel de Vienne.

Source Le Point.fr

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  • j.delan le vendredi 30 mai 2014 à 13:04

    Chacun sa définition du harcèlement, alors...........?

  • M2179486 le vendredi 30 mai 2014 à 12:23

    Bonjour l'ambiance .......