Les géants de l'or noir se teintent un peu de vert

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Malgré cette diversification, les majors ne vont pas tourner le dos à leur coeur de métier : les hydrocarbures fossiles ont encore de beaux jours devant eux. (© K. Bleier / AFP)
Malgré cette diversification, les majors ne vont pas tourner le dos à leur coeur de métier : les hydrocarbures fossiles ont encore de beaux jours devant eux. (© K. Bleier / AFP)

Des grands groupes pétroliers spécialistes des énergies renouvelables. À première vue, l'affirmation peut paraître paradoxale. Et pourtant… «Ce n'est pas une tendance purement conjoncturelle» liée à la faiblesse du pétrole, assure Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques.

«C'est plus profond : c'est l'adaptation de certains des acteurs majeurs du secteur pétrolier à un certain nombre de bouleversements énergétiques et économiques», précise-t-il, citant la montée en puissance des énergies vertes et la prise de conscience de la menace du changement climatique.

Déjà présente dans la fabrication de panneaux photovoltaïques via sa filiale Sunpower, le Français Total vient de faire un pas dans l'éolien aux Etats-Unis en investissant dans un développeur de mini-éoliennes.

L'italien ENI va investir 1 milliard d'euros sur trois ans dans des projets solaires, tandis que Shell, BP et Statoil ciblent plutôt l'éolien.

L'américain ExxonMobil reste le mouton noir alors que son compatriote Chevron se désengage de la géothermie et mise sur les biocarburants.

Intérêts écologiques et économiques convergent

Avec la déprime des cours de l'or noir, «la priorité pour les sociétés pétrolières, c'est la création de valeur», en se désendettant, en cédant des actifs non stratégiques mais aussi en se diversifiant, explique Jérôme Sabathier,

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