Les géants de l'électroménager veulent se doter d'un réseau de réparateurs

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Une alternative au remisage des produits en panne, la réparation effectuée par des professionnels.

Face à un lave-vaisselle ou à un sèche-linge en panne, le premier réflexe du consommateur est souvent d'envisager de le changer. «Nous voulons désormais l'encourager à faire réparer ses appareils plutôt qu'à les renouveler», explique Bernard Planque, président du Gifam, le syndicat qui regroupe les grandes marques de l'électroménager.

Si la démarche peut a priori sembler surprenante, elle répond à plusieurs exigences. Devant l'offensive des marques distributeurs et d'entrée de gamme, les grands noms du secteur cherchent à justifier les écarts de prix. Leurs produits sont certes plus chers, mais ils sont censés avoir une durée de vie supérieure. Et en cas de panne, il sera désormais plus facile de les faire réparer.

Au final, il s'agit de faire baisser le coût d'usage: mieux vaut payer un appareil un peu plus cher s'il dure deux à trois fois plus longtemps. Et ce, à condition de savoir à qui faire appel pour être bien conseillé en cas de panne. D'où l'idée menée par cinq groupes au sein du Gifam - Whirlpool, Electrolux, FagorBrandt, Bosch/Siemens et CandyHover - de développer un réseau de réparateurs agréés, regroupés au sein du «réseau star», à la manière de ce que font les constructeurs automobiles avec les garages agréés.

«Si le coût de la réparation est inférieur au tiers de celui d'un nouvel appareil, les consommateurs font généralement réparer. Lorsqu'on passe le seuil des 50 %, ils préférèrent en ­changer», souligne Bernard Planque.

L'âge de l'appareil est aussi pris en compte dans la décision finale. Le Gifam compte sur le développement de son réseau pour faciliter le choix des consommateurs. La réparation présente, en outre, l'avantage de générer des emplois locaux, non délocalisables, par excellence. Le Gifam soutient ainsi un centre de formation d'apprentis, qui permet de voir arriver sur le marché du travail deux cents diplômés par an.

Autoréparation

«Nous cherchons aussi à déve­lopper l'autoréparation. Pour cela, nous préparons des fiches d'ex­plications que nous diffuserons sur Internet», ajoute le président du Gifam. Des gestes simples, comme la marche à suivre pour détartrer une cafetière, nettoyer le filtre d'un sèche-linge, et qui contribuent à augmenter la durée de vie des appareils seront détaillées.

Autre motivation pour encourager les réparations: préserver l'environnement. Les grandes marques se sont toutes engagées dans des démarches «vertes». Elles doivent aussi supporter les conséquences financières de la collecte des déchets électronique et électroménager (dits «D3E»). En allongeant la durée de vie de ses produits, le Gifam espère ­réduire les déchets et donc le coût de leur collecte.

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  • mickae82 le mardi 2 avr 2013 à 00:20

    simple argument marketing.l'an dernier j'ai justement voulu faire réparer un lave vaisselle Electrolux de 4 ans .s.a.v. Cora= programmateur n'est plus fabriqué.résus achat marque distributeur moins cher et qui fera le même usage.eh oui le piège pour les industriels c'est qu'une fois essayé il est difficile de revenir à la marque.on en devient quasi allergique.

  • sg2 le lundi 1 avr 2013 à 21:15

    vaste foutaise!!!!!

  • frk987 le lundi 1 avr 2013 à 17:07

    Un réfrigérateur à 1000 euros, la poignée en pièce détachée à 100 euros.....Certes faut être motivé par l'environnement pour réparer l'électro-ménager.