Les Gaulois, Sarkozy, Mitterrand et les autres

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Avant le discours polémique de lundi pendant lequel Nicolas Sarkozy a assuré que dès que l'on devient français, nos ancêtres sont gaulois, l'ancien chef de l'État en avait déjà appelé aux Gaulois.
Avant le discours polémique de lundi pendant lequel Nicolas Sarkozy a assuré que dès que l'on devient français, nos ancêtres sont gaulois, l'ancien chef de l'État en avait déjà appelé aux Gaulois.

C'était lundi 19 septembre, devant une assemblée réunie pour assister à un meeting de l'ancien chef de l'État, en campagne pour la primaire à droite. Nicolas Sarkozy en appelle à l'histoire de France : « Dès que l'on devient français, nos ancêtres sont gaulois », a-t-il lancé, défendant ainsi l'intégration plutôt que l'assimilation et déclenchant une vive polémique.

Lire notre article « Nos ancêtres les Gaulois, une invention de la Renaissance ».

Mais cette rengaine n'est pas nouvelle, pour Nicolas Sarkozy. En mai 2006, à Nîmes, le ministre de l'Intérieur qu'il était alors en référait déjà aux Gaulois : « Quand j'étais écolier, nos maîtres nous parlaient de nos ancêtres les Gaulois. Ni les maîtres ni les élèves n'étaient dupes. Chacun savait bien qu'à Arles, à Nîmes, à Narbonne ou à Perpignan il n'y avait pas eu beaucoup d'ancêtres gaulois. À Oran, à Tunis ou à Dakar, encore moins. Mais c'était un acte de foi », assurait-il.

« Je me demande si déjà nous ne sommes pas un peu arabes? »

En mai 2016, Nicolas Sarkozy reprenait le credo dans un discours sur l'identité française prononcé lors d'un colloque organisé par le think tank France fière : « Voilà ce qu'écrivait le grand Ernest Lavisse à l'intention des instituteurs de la IIIe République dans son Dictionnaire...

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