Les gardiens HLM manifestent pour conserver leur logement

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Ils se sont rassemblés mardi à proximité du ministère de la Fonction publique. Un décret qui sera appliqué en septembre prochain menace leur logement de fonction.

Des gardiens d’immeubleHLM se sont rassemblés mardi à proximité du ministère de la Fonction publique pour protester contre un décret qui menace leur logement de fonction, le ministère assurant que «très peu» d’entre eux risquent d’être affectés. Le décret, daté de 2012 et qui doit entrer en vigueur en septembre, prévoit «que seuls les personnels ayant une obligation de disponibilité totale pour des raisons de sûreté, de sécurité ou de responsabilité ont vocation dorénavant à bénéficier d’un logement par nécessité absolue de service».

Les 2.500 gardiens d’immeubles HLM ayant le statut de fonctionnaire qui ne seraient pas dans cette situation n’auront d’autre choix, s’ils veulent continuer à loger sur place, que d’acquitter une «redevance d’occupation» équivalente à la moitié du loyer du marché. Des bailleurs sociaux d’Ile-de-France et notamment en Seine-Saint-Denis avaient alerté ces derniers jours sur ce texte qu’ils estiment être une menace pour la mission de service public de proximité des gardiens.

Sous le mot d’ordre «Touchez pas à nos gardiens», des gardiens se sont rassemblés mardi à la mi-journée sur l’esplanade des Invalides à Paris. Ils étaient «près de 400», a indiqué à l’AFP Alain Cacheux, président de la Fédération nationale des Offices publics de l’habitat, qui participait à ce rassemblement soutenu par l’Union sociale pour l’habitat (USH) qui chapeaute 750 bailleurs sociaux. Le ministère, qui a reçu une délégation après le rassemblement, a fait valoir de son côté qu’il était «impossible de dire combien de gardiens vont perdre leur logement», mais assure qu’»a priori très peu» seront concernés.

«Soit ils sont disponibles à tout moment et garderont leur logement de fonction gratuit soit ils sont moins disponibles, avec juste une astreinte de service limitée et ils paieront une partie du loyer», a-t-on expliqué de même source. M. Cacheux, qui faisait partie de la délégation reçue au ministère a dit à l’AFP en être sorti «un peu rassuré». Selon lui, le ministère a estimé que le fait que ces gardiens «soient logés par nécessité absolue de service est évident, ce qui fait que le problème de la prise en charge des loyers ne pose pas de difficultés».

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