Les gardes à vue d'un policier des stups

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INTERVIEW - Un chef de la brigade des stups, Stéphane Chaigneau, dépeint son univers «de l'intérieur». Dans son livre, qui est sorti ce mardi, le policier décrit notamment ses relations ambigues avec les voyous.

Stéphane Chaigneau est chef de groupe à la brigade des stupéfiants de la Police judiciaire de Versailles. Diplômé de l'Institut de Criminologie de Paris, il entre dans la police en 1993 après s'être présenté au concours «par hasard, pressé par des amis», alors qu'il voulait être avocat.

Dans son livre Mes gardes à vue, sous-titré Témoignage d'un flic de la PJ (éditeur: La manufacture de livres), on sent bien l'exaspération qui est la sienne, à mesure que la polémique enfle sur les dérives, réelles ou supposées, de la garde à vue. Soupçons d'aveux extorqués, arrestations spectaculaires, intimidations, conditions de détentions à la limite du supportable... Ces derniers temps, la légitimité de la garde à vue est régulièrement questionnée, sur fond de faits divers.

«Je suis un homme blessé par tout ce qu'on peut entendre sur ce qui se passe en garde à vue» lance ce policier de 43 ans, qui explique sa démarche par le fait de vouloir «montrer qu'on ai

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