"Les gamins sont de plus en plus vus comme des mines d'or"

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"Les gamins sont de plus en plus vus comme des mines d'or"
"Les gamins sont de plus en plus vus comme des mines d'or"

Un an après avoir fait monter Bastia à Saint-Denis pour la finale de la Coupe de la Ligue, on est allé prendre des news de Ghislain Printant. Dans cette deuxième partie d'entretien, l'ancien coach des Corses revient sur son long exil au Sporting, les problématiques de la formation et des entourages.

"Je n'avais pas prévu de devenir coach de L1"
Après tant de temps à Montpellier, par quel truchement vous arrivez à Bastia ? À Montpellier, j'ai appris très tard que je n'allais pas poursuivre, qu'on ne trouverait pas un terrain d'entente. Pour des questions administratives - et par rapport au chômage, faut pas se cacher - j'ai fait en sorte d'envoyer des CV aux clubs mais je savais très bien qu'au mois de juin, tous les clubs avaient tous leurs staffs au complet. Or, Bastia cherchait un directeur de centre. C'est Benoît Tavenot, qui était à l'époque l'entraîneur de la CFA et qui ensuite m'a succédé à la direction de la formation, qui leur a dit qu'il me connaissait.

Pourquoi Bastia se retrouve sans directeur de centre si tard ? Parce que le club descendait en National. On s'était même demandé un moment s'il n'irait pas en CFA. Alors finalement Frédéric Hantz est devenu entraîneur numéro 1, mais au centre, le directeur était parti. Quand ils m'ont appelé, mon épouse m'a dit : "Écoute, va voir ce que ça donne." C'est vrai que nous, du continent, l'éloignement, la Méditerranée, ça peut être compliqué. Mais je suis venu et est-ce qu'il y avait un courant qui était passé entre eux et moi ? En tout cas ils m'ont fait part de leur intérêt pour que je les rejoigne… En repartant, j'ai dit : "Beh écoutez, je vais peser le pour et le contre, en discuter avec ma famille et lundi, je vous donne une réponse." C'était le 1er juillet. Le vendredi 2 au soir, mon père décède. Il était déjà malade, on s'y attendait, mais bon, je pensais pas que ça allait arriver là… Et je ne me voyais pas quitter ma mère, même mon deuxième frère aîné était là, mais trois ans auparavant j'avais déjà perdu le premier... Alors le lundi matin, j'ai appelé Bastia et je leur ai dit : "Écoutez, je m'excuse mais je ne peux pas répondre favorablement à votre offre. Je ne sais pas exactement ce que je veux faire…" Du coup, ça s'est arrêté là, on a enterré mon père, on était auprès de ma mère… Quinze jours ou trois semaines après, je m'en rappellerai toujours, j'étais…



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