Les fusions et acquisitions reviennent nettement à l'ordre du jour

le
0
(NEWSManagers.com) -
Le directeur de la gestion d' AXA IM, Christian Rabeau, le soulignait le 30 novembre à l'occasion d'un point presse : les opérations de fusions et acquisitions reprennent fort. Les valorisations attrayantes et les taux d'intérêt très bas vont inciter les entreprises à reprendre leur croissance externe, abandonnée depuis la crise.
Selon la troisième enquête annuelle réalisée par UBS et le Boston Consulting Group (BCG) auprès de quelque 180 directeurs généraux et senior managers de sociétés cotées en Europe, une société sur six envisage de procéder à une acquisition de grande taille en 2011 et les grandes entreprises sont deux fois plus susceptibles d'agir en ce sens. Une société sur trois prévoit de restructurer ses activités par le biais de fusions et acquisitions au cours des douze prochains mois.
L'enquête indique aussi que 57% des entreprises interrogées estiment que la croissance externe ou les dépenses d'investissement sont le meilleur moyen d'utiliser leur bilan, ce qui pourrait signaler la fin de la vague de " deleveraging" . Seulement 6% des entreprises évoquent des rachats d'actions ou des relèvements de dividendes.
Cela dit, la moitié des entreprises qui, l'an dernier, avaient programmé des projets de fusions et acquisitions ont finalement renoncé. " Pour beaucoup de sociétés, 2010 a été dans les premiers mois une année perdue pour les M&A" , souligne Alexander Roos, responsable du pôle mondial M&A chez BCG qui relève que les entreprises restent " modérément optimistes" sur les perspectives de fusions et acquisitions mais qui néanmoins concentrent à nouveau leur attention sur les possibilités de transactions, notamment dans les pays émergents.

Une autre étude consacrée au climat de l'activité de conseil en Europe et commanditée par NetJets Europe auprès d'Oxford Economics, révèle également l'optimisme mesuré de la profession pour 2011.Les personnes interrogées (un échantillon d'une centaine d'analystes-conseils appartenant à des capital-investisseurs, des banques d'affaires, des cabinets d'audit et de conseil et des cabinets d'avocats) prévoient une hausse des transactions en valeur et en volume de respectivement 14% et 15% en 2011.

Malgré cet optimisme mesuré, la reprise totale semble encore éloignée puisque 39% de l'échantillon prévoit un rétablissement de la situation antérieure à la crise du crédit d'ici à 2013. Mais seulement 2% pensent que ce niveau sera atteint en 2011 et selon 16% des répondants, le niveau antérieur à la crise ne sera jamais retrouvé.

Les personnes interrogées en France comme au Royaume-Uni anticipent une croissance de l'activité de fusions et acquisitions deux fois moins élevée en valeur mondiale que du côté allemand et suisse. Un tiers des personnes interrogées en France pensent que l'impact de la réduction des dépenses publiques est une source majeure d'incertitude.

Les sociétés françaises et allemandes prévoient un plus grand nombre d'opportunités d'activités de M&A au Royaume-Uni que dans les autres pays développés.

A court terme, la Chine, l'Inde et le Brésil devraient occuper le devant de la scène en matière de fusions-acquisitions, la France arrivant au sixième rang derrière le Royaume-Uni et l'Allemagne.

info NEWSManagers

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant