Les Frères musulmans menacés par la dissidence

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Rien ne va plus entre la vieille garde et la jeune génération égyptienne, qui veut moins de rigidité et plus de démocratie.

La scénographie a des allures de campagne à l'américaine. Sous le crépitement des feux d'artifices, le maître de cérémonie lance un appel tonitruant, retransmis sur écran géant. Sur fond de musique patriotique, saturée et remixée, Abdel Moneim Aboul Foutouh monte enfin sur scène, les bras en l'air en signe de victoire. Conquis d'avance, deux mille sympathisants sont debout, reprenant comme un seul homme un slogan révolutionnaire, détourné pour l'occasion: «Le peuple veut Aboul Foutouh président!» Leurs cris résonnent jusqu'à l'autre extrémité du parc al-Azhar, poumon vert qui domine Le Caire.

Pour le coup d'envoi de sa campagne présidentielle, avant le scrutin prévu les 23 et 24 mai, Aboul Foutouh peaufine son image de candidat de la modernité. Mis au ban des Frères musulmans en juillet dernier à cause de ses ambitions présidentielles, ce médecin de 60 ans se présente depuis comme le chaînon manquant entre islamistes à tendance dure et laïques intransi

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