Les frappes aériennes russes en Syrie s'intensifient-USA

le
0
    WASHINGTON, 17 février (Reuters) - Les frappes aériennes 
russes en soutien au président syrien Bacha al Assad se sont 
intensifiées, a déclaré mercredi un porte-parole militaire 
américain. 
    Les grandes puissances se sont mises d'accord la semaine 
dernière sur la cessation limitée des hostilités en Syrie. 
L'accord doit entrer en vigueur à la fin de la semaine, mais il 
n'a été signé par aucune des parties combattantes, à savoir le 
gouvernement syrien et les groupes rebelles qui le combattent. 
    Plusieurs pays occidentaux estiment qu'il ne faut pas 
espérer une pause dans les combats sans un arrêt des 
bombardements russes. 
    La Russie explique que le mot "cessation" ne s'applique pas 
à ses frappes aériennes, qui ont fait pencher l'équilibre du 
pouvoir en faveur de Bachar al Assad. 
    "Il n'y a pas de diminution dans l'intensité de la campagne 
aérienne russe et du régime (syrien)", a déclaré le colonel 
Steve Warren, porte-parole de la coalition internationale 
dirigée par les Etats-Unis contre l'Etat islamique en Irak et en 
Syrie. "Elle a plutôt augmenté." 
    Selon Steve Warren, l'armée russe a tiré trois missiles 
balistiques de courte portée dans les environs d'Alep ces 
derniers jours, mais les Etats-Unis ne savent pas exactement 
quels sites ont été touchés. 
    Le gouvernement syrien continue également à utiliser les 
"barils d'explosifs", a ajouté le porte-parole. Ces cylindres 
remplis d'explosifs et de ferrailles, lancés en général d'un 
hélicoptère, ont suscité la réprobation de la coalition 
internationale. 
    "Nous ne constatons pas de préparatif notable pour la 
cessation temporaire des hostilités", a déclaré Steve Warren. 
    Il a également estimé que le moment était malvenu pour une 
zone d'exclusion aérienne dans le nord de la Syrie, lors d'une 
interview à la chaîne de télévision saoudienne Al Arabiya Hadath 
TV. 
    "Ce n'est pas actuellement le moment approprié pour une zone 
d'exclusion aérienne dans la nord de la Syrie, qui coûterait 
cher en termes d'équipements et de personnel, et n'aiderait 
pas", a déclaré Steve Warren, selon ses propos traduits en arabe 
diffusés sur Al Arabiya Hadath TV. 
 
 (Yeganeh Torbati; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant