Les Françaises épargnent plus que les Français et que leurs voisines européennes

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Les Françaises arrivent en tête du classement européen des femmes qui épargnent (60%), juste devant les Néerlandaises (59%), pour une moyenne européenne globale (hommes et femmes) de 39%. (Syda Productions /shutterstock.com)
Les Françaises arrivent en tête du classement européen des femmes qui épargnent (60%), juste devant les Néerlandaises (59%), pour une moyenne européenne globale (hommes et femmes) de 39%. (Syda Productions /shutterstock.com)

(AFP) - Les Françaises épargnent plus que les Français et que leurs voisines européennes, mais elles sont par contre parmi les plus frileuses lorsqu'il s'agit d'investir, selon une étude du gestionnaire d'actifs américain BlackRock, publiée lundi.

Les Françaises arrivent en effet en tête du classement européen des femmes qui épargnent (60%), juste devant les Néerlandaises (59%), pour une moyenne européenne globale (hommes et femmes) de 39%.

Cette spécificité des femmes françaises, est en partie liée à la culture française en général très portée sur l'épargne, mais pas seulement, puisqu'elle dépasse en la matière les hommes (48%) et la moyenne nationale de 54%.

Par contre, la part des Françaises qui épargnent et investissent à la fois s'élève seulement à 25% (contre 40% pour les hommes français), soit à l'avant-dernière position avant les Hollandaises (17%), la première place étant occupée par les Suédoises (58%), pour une moyenne européenne globale de 40%.

"Les Françaises sont de grandes épargnantes par rapport aux autres Européennes, il y a toutefois un manque de confiance qui les amène à avoir plus d'aversion pour le risque et elles sont du coup plus frileuses pour investir, comme aux Pays-Bas", explique à l'AFP Stéphanie Fawcett, responsable de l'étude pour la partie française et belge au sein de BlackRock.

"Elles sont aussi un peu plus conservatrices que les Français, avec un manque de confiance en l'avenir" ce qui est également le cas pour les femmes européennes, poursuit-elle.

Les Françaises sont ainsi seulement 28% à avoir une vision positive de leur avenir financier, contre 40% pour les hommes et une moyenne européenne globale de 49%.

"Ce manque de confiance se répercute concrètement dans la composition de leur portefeuille d'épargne", a également souligné Mme Fawcett.

Leurs portefeuilles sont ainsi à 62% constitués de liquidités. Les principaux autres postes sont l'assurance-vie (19%) et l'immobilier (6%), les actions ne représentant que 2%. Alors que chez les hommes, le cash représente 49%, l'assurance-vie 20%, l'immobilier 9% et les actions 6%. Pour les européennes, la proportion en cash monte à 67% mais les actions constituent 16%.

Par ailleurs, les Françaises sont 13% à rechercher des informations sur internet pour leur épargne, contre 26% pour les Français, et 38% à l'échelle européenne.

L'étude de BlackRock, menée en collaboration avec le groupe de recherche Cicero, a été réalisée en août 2015, auprès de 27.500 personnes entre 25 et 74 ans (1.000 personnes en France) dans 20 pays.

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  • calippe3 il y a 11 mois

    les femmes pour beaucoup pensent à l'avenir et aiment se sentir en sécurité, le risque d'une rupture et se retrouver avec presque rien fait réfléchir ....

  • akelacca il y a 11 mois

    par contre je suis très curieux de savoir comment à été calculé la donnée de l'investissement immobilier. Entre 6 et 9% me semble très faible pour la france. Surtout qu'une autre sources : http://argent.boursier.com/epargne/actualites/les-menages-francais-ont-un-patrimoine-moyen-de-362-000-euros-2949.html indique 63%en donnant des données chiffrés.

  • akelacca il y a 11 mois

    De plus si je regarde autour de moi, la nouvelle génération de femme trentenaire revendique cette capacité à ne pas attendre de revenu de son conjoint. Il est donc probable que l’éducation de la génération suivante ne sera pas marquée de la même manière par ce rapport à l’argent.

  • akelacca il y a 11 mois

    Les femmes ont donc appris à dépenser en fonction d’un budget et les hommes à investir. Répartition des tâches qui bien que totalement différente aujourd’hui à influencé notre éducation.

  • akelacca il y a 11 mois

    Obligation qui n’était pas réciproque. Cela se traduisait par une répartition des taches où la femme devait limiter les dépenses à ce que le couple pouvait gagner et le mari devait trouver des moyens d’augmenter ses revenus.

  • akelacca il y a 11 mois

    L’analyse ne peut pas se limiter à homme/femme alors que la place des femmes à énormément changé au cours des dernières décennies. Pour la génération de mes parents (proche de la retraite) l’homme avais une obligation morale de gagner de l’argent vis-à-vis de sa femme.