Les Français très attachés à leur voiture

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Les modes d'utilisation alternatifs de l'automobile restent marginaux.

Bien que l'automobile fasse moins rêver, pour 86 % des Français, posséder une voiture reste d'actualité, selon une étude Ifop réalisée pour le site ­aramisauto.com. Seules 14 % des personnes interrogées considèrent que ce mode de consommation est «dépassé».

En conséquence, les systèmes d'utilisation alternatifs restent marginaux. 92 % des personnes sachant en quoi consiste l'autopar­tage ou la location avec option d'achat n'ont jamais ou rarement eu recours à cette solution. De même, seuls 25 % des gens ayant entendu parler du covoiturage utilisent ce type de prestation régulièrement. Pour Autolib', le système parisien de location de voitures électriques en libre-service, cette proportion tombe à 6 % en région parisienne. Parmi les arguments avancés, l'achat d'une voiture est considéré comme plus économique et plus pratique que la location longue durée, par exemple.

Les personnes ne connaissant pas ces services ou ne les ayant jamais testés sont par ailleurs, dans une grande majorité, peu disposées à les utiliser. «Ces nouveaux modèles de consommation de l'automobile n'en sont encore qu'à leurs prémices. Il existe un intérêt, mais ces systèmes ne sont pas actuellement en mesure de prendre le relais ou même de concurrencer de façon nette le fait de posséder sa voiture», explique Frédéric Michaud, directeur adjoint de l'Ifop.

L'étude confirme par ailleurs que l'automobile est un objet qui s'est banalisé (pour 73 % des sondés). Il est de plus en plus perçu (à 54 %) comme un outil fonctionnel de transport. Preuve de cette dominante rationnelle, le prix est le ­critère d'achat le plus important, devant la consommation de car­burant.

Patriotisme économique

Autre enseignement, la crise accentue le réflexe patriotique des automobilistes. 52 % des sondés se disent motivés par l'achat d'une voiture de marque française. Ce résultat est en progression de 6 points par rapport à l'année dernière. Pour les deux tiers, ces personnes veulent notamment protéger les emplois français et éviter les délocalisations. Sur les cinq premiers mois de l'année, les marques françaises - sans compter Dacia, la gamme low-cost de Renault - représentent toutefois moins de la moitié des immatriculations des voitures neuves, un chiffre en repli par rapport à 2011.

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  • marc2750 le jeudi 7 juin 2012 à 20:00

    A BORDODéjà pour aller a la gare et l’aéroport, une voiture est indispensable. Pour me rendre à la gare la plus proche 30 kms, pour aller a l’aéroport environ 100 kms (je n'y suis jamais allé). Dans les deux cas, il n'y pas de transport en commun pour s'y rendre depuis le bled ou j'habite (je sais la France profonde).

  • bordo le jeudi 7 juin 2012 à 09:30

    Beaucoup de gens oublient que la voiture, c'est avant tout, à prix raisonnable, la liverté de se déplacer. Le train et l'avion, sans les tarifs réservés aux employés de la SNCF ou les low-cost sont chers. Evidemment, cela ne plaît pas aux Khmers verts, qui rêvent d'imposer leurs fantaisies à tout le monde.

  • paumont1 le jeudi 7 juin 2012 à 09:25

    a noter: acheter des voitures françaises produites ailleurs ne serait pas du patriotisme économique.... achetez des Yaris serait plus efficace car elles sont produites en France...

  • paumont1 le jeudi 7 juin 2012 à 09:23

    la faute aux horaires variables... j'ai fait du covoiturage pendant dix ans, mais la modification du statut et les horaires plus ou moins variables y ont mis fin...depuis je roule en hybride.