Les Français seraient prêts à délaisser l'assurance-vie

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Selon un sondage Ifop, les Français pourraient privilégier les autres placements si la réforme voulue par le gouvernement durcit la fiscalité des contrats d'assurance-vie.

Alors que le gouvernement planche sur sa réforme fiscale et envisage de modifier la taxation de l'assurance-vie pour compenser la suppression de l'ISF, un sondage Ifop révèle qu'une majorité de Français est prête à abandonner leur contrat s'il devenait fiscalement moins intéressant.

A la question: «Si la fiscalité de l'assurance-vie se durcissait dans le cadre de cette réforme et devenait moins avantageuse, que feriez-vous ?», 24% des personnes interrogées qui possédaient un contrat d'assurance-vie ont répondu qu'elles envisageraient de le fermer. Et 35% ont répondu que cette évolution les «inciterait à privilégier à l'avenir d'autres supports d'épargne», selon ce sondage commandé par la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA).

Plutôt taxer oeuvres d'art actions

Plusieurs scénarii se sont en effet succédés ces dernières semaines. Après le rejet massif par les députés du précédent plan prévoyant la taxation des plus values latentes - c'est-à-dire potentielles - des contrats d'assurances-vie, le nouveau projet de la majorité ne renonce pas à modifier la fiscalité de ce placement plébiscité par les Français. Il propose désormais la taxation «au fil de l'eau» des contrats d'assurance-vie soit l'imposition annuel des gains au lieu d'attendre le retrait des fonds. «On touche là à quelque chose de tout à fait sensible», a commenté Bernard Spitz le président de la FFSA, à l'AFP. Environ 64% des contrats d'assurance-vie ont aujourd'hui au moins huit ans d'ancienneté, ce qui signifie que leurs détenteurs n'ont pas à attendre pour bénéficier du régime fiscal le plus favorable. Et même si Bercy réfléchit à une taxation renforcée uniquement des plus gros contrats, vraisemblablement au-delà de 1,3 million d'euros, «les épargnants ne croient pas» à cette limitation et 71% des personnes estiment que la réforme ne profitera qu'aux Français les plus aisés. «Si on s'attaque à ça, cela veut dire qu'on s'attaque pour 30 millions de Français à l'un des piliers de leur avenir», poursuit Bernard Spitz.

Selon les résultats de l'enquête, les personnes interrogées jugent plus judicieux de commencer par alourdir la taxation des oeuvres d'art (72%), des actions (71%) voire de l'immobilier (35%), avant de s'attaquer à l'assurance-vie (8%) ou au Livret A (6%).

Avec AFP

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