Les Français se soucient de la valeur verte de leur logement

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INFOGRAPHIE - Selon un sondage, 84% des Français accordent de l’importance à la performance énergétique de leur logement. En premier lieu parce qu’elle a un impact financier. Mais ils attendent davantage de l’État pour rénover l’ancien.

Les mentalités ont bien évolué et lorsqu’il s’agit de parler d’efficacité énergétique des bâtiments, l’écrasante majorité des Français reconnaît que c’est un point important dont il faut se préoccuper selon un sondage OpinionWay réalisé pour le réseau immobilier Guy Hoquet. Fort opportunément, à quelques jours de la conférence sur le climat COP 21, les sondeurs ont relevé que 84% des Français accordent de l’importance à ce sujet. Un sacré chemin parcouru de puis 2006 et les premiers balbutiements des Diagnostics de performance énergétique (DPE). Une prise de conscience pourtant plus importante dans les communes rurales et en région que dans la région parisienne (93% contre 75%).

Très concrètement, si les Français s’en préoccupent ce n’est pas purement pour des questions écologiques mais en grande partie pour l’impact financier de cette performance. Ce sont ainsi 88% des Français qui estiment que la valeur verte d’un logement doit se refléter dans son prix. Une certitude que les sondés justifient d’abord par l’intérêt de faire des économies d’énergie (90%) mais également par la possibilité d’améliorer le confort de vie (59%), de contribuer à la protection de l’environnement (pour 56%) et enfin d’accroitre la valeur du bien à la revente (28%).

Ay regarder de plus près, les Français ne sont qu’une petite minorité (23%) à avoir déjà eu recours aux aides de l’Etat pour améliorer la performance énergétique de leur logement. Les plus motivés sont pour l’instant les jeunes de 25 à 34 ans qui sont 29 % à avoir déjà eu recours àce dispositif tandis que les propriétaires de logement neuf sont, assez naturellement, ceux qui s’y intéressent le moins (17%). Un chiffre qui ne demande qu’à augmenter puisque 34% des Français envisagent de se lancer dans cette voie. Sans grande surprise ,ils sont aussi une très forte majorité (88%) à réclamer des aides plus importantes de l’Etat pour les aider à franchir le pas.

«Entreprendre des travaux de rénovation est un réflexe à prendre pour les porteurs de projets immobiliers, mais l’étude nous montre qu’ils connaissent encore mal les aides disponibles», estime Fabrice Abraham, directeur du réseau Guy Hoquet l’Immobilier. Son enseigne constate notamment une certaine décote et une baisse d’intérêt des acquéreurs pour les résidences des années 60/70 non rénovées, souvent synonyme de chauffage collectif et de mauvaise isolation. Selon une étude menée par l’association Dinamic avec les notaires, l’impact de l’étiquette énergie (l’écart entre deux lettres voisines sur le DPR) peut atteindre 5% voire 10% lorsque le marché est peu tendu.

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  • sidelcr le jeudi 26 nov 2015 à 18:09

    Aides = surcoût ; aucun bénef , autant filer cela directement aux ents .

  • gnapi le jeudi 26 nov 2015 à 17:55

    Bah, ça fait moins de chômeurs, ça fait marcher la conso et rentrer de la TVA ... et puis on agite la hausse des coûts de l'énergie (notamment lié aux énergies vertes - qui sont intermittentes). Bref c'est tout bon pour les pouvoirs publics. Si le péquin moyen mais des décennies à amortir la dépense tant pis.

  • frk987 le jeudi 26 nov 2015 à 17:09

    Si vous voulez mon humble avis, avec des appartements ou des bicoques des années 60, il vous faudra des siècles pour amortir l'isolation thermique !!!!