Les Français se sont fait plaisir pour Noël

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Selon les premières estimations, les distributeurs ont réalisé de bonnes affaires la semaine passée, la plus importante de l'année. Ils ont attiré les consommateurs en magasin. Les produits moins chers ont été privilégiés.

Ils ont sauvé les meubles. Au lendemain de Noël, bon nombre de commerçants et de groupes de distribution semblent soulagés. Pour la plupart d'entre eux, la semaine précédant Noël est la plus importante de l'année. Vu l'ambiance morose à la veille des fêtes, avec l'annonce de l'entrée en récession de la France, ils craignaient le pire. D'autant qu'ils devaient, pour beaucoup, rattraper le manque à gagner d'un automne plus que décevant. En particulier dans l'habillement, où les ventes ont reculé de plus de 7% en novembre, après avoir déjà fléchi de plus de 3% en octobre.

Une météo clémente

Heureusement, les Français ont choisi de reporter leurs dépenses juste avant Noël. Résultat, malgré un environnement économique difficile, les enseignes ont passé la semaine sans trop d'embûches. Le calendrier, avec une semaine de six jours ouvrés consécutifs précédant le 25 décembre, a joué en faveur des ventes, même si le samedi 24 semble avoir été décevant à Paris comme en province. La météo, plus clémente que l'an passé a soutenu les achats. La tempête de neige avait pénalisé en 2010 les derniers achats de Noël, contraignant de nombreux magasins à fermer.

Selon les premières estimations, les grandes surfaces alimentaires ont, avec les grands magasins, mieux tiré leur épingle du jeu que les autres distributeurs. «Il y a eu une très bonne fréquentation des magasins la semaine dernière, avec un chiffre d'affaires en hausse», estime-t-on chez Leclerc. «Ca s'est plutôt pas mal passé», indique-t-on sobrement chez Système U. Les deux enseignes, les plus performantes cette année dans leur secteur, disent avoir atteint leurs objectifs, sans plus de précision.

Baisse du panier moyen

Bien décidés à se faire plaisir, les consommateurs n'ont pas rechigné à se mettre aux fourneaux. «Ils ont privilégié le Noël en famille avec beaucoup de produits à préparer» explique-t-on chez Système U. L'enseigne a ainsi enregistré d'importantes commandes de volailles et de chapon, tandis que les achats de menus traiteur, déjà préparés, ont baissé de 10%.

Si les Français ont continué à s'offrir des mets de luxe comme le foie gras et le saumon fumé, ils ont privilégié des marques de distributeurs, ce qui aurait contribué à une baisse du panier moyen. La crise a quand même incité les Français à être plus raisonnables dans leurs achats.

Le secteur du jouet stable

Même tendance dans le textile, où le pic des ventes a été atteint vendredi. «Cette année, il y a eu autant de monde dans le magasin, mais moins de passage aux caisses et des dépenses inférieures, entre 30 et 60 euros par personne», estime un vendeur du magasin H&M du Boulevard Haussmann, à Paris. Cela n'a pas empêché son voisin Uniqlo, rue Scribe, de dépasser tous les jours de la semaine les 250.000 euros de chiffre d'affaires.

Dans le secteur du jouet, les ventes ont été à la hauteur des attentes, même si le fait que Noël tombe un dimanche a lissé les ventes sur les deux semaines précédentes. A La Grande Récré, si le panier reste stable, autour de 45 euros, les clients semblent être restés assez fidèles à leur liste d'achats.

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