Les Français sceptiques sur Hollande et leurs élus, selon Ifop

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LES FRANÇAIS PARTAGÉS SUR LES OPTIONS DE FRANÇOIS HOLLANDE, SELON IFOP
LES FRANÇAIS PARTAGÉS SUR LES OPTIONS DE FRANÇOIS HOLLANDE, SELON IFOP

PARIS (Reuters) - Les Français sont partagés sur les marges de manoeuvre dont dispose François Hollande pour relancer son quinquennat après le camouflet des élections européennes, selon un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche.

Sur 964 personnes interrogées vendredi et samedi, 23% estiment que le chef de l'Etat devrait tenter de convaincre des personnalités du centre et de droite d'entrer au gouvernement, 17% qu'il devrait en faire autant avec le Front de gauche et les Verts et 17% qu'un simple remaniement suffirait.

Les sondés sont 25% à estimer que François Hollande ne devrait rien faire de tout cela.

Autre signe de cette confusion, pour 53% d'entre eux, le chef de l'Etat et le gouvernement doivent maintenir l'application du pacte de responsabilité pour soutenir les entreprises et poursuivre dans la voie de la réduction des dépenses publiques. Ils sont en revanche 44% à souhaiter le ralentissement de l'application du pacte pour atténuer les efforts demandés aux Français.

Seule une petite minorité dit faire confiance à l'exécutif, à ses élus nationaux et aux partis, alors qu'ils sont plus de sept sur dix à se tourner vers leurs élus locaux.

Ce sondage a été effectué moins d'une semaine après les élections européennes marquées par la percée du Front national et la déroute du Parti socialiste au pouvoir et de l'UMP et après les révélations sur un système de fausses factures impliquant le principal parti de droite.

Seulement 33% des sondés disent faire confiance au Parlement, 21% au président de la République et au Premier ministre et 16% aux partis politiques.

En revanche, 71% des personnes interrogées disent faire confiance à leurs élus locaux.

Ce sondage intervient alors que François Hollande s'apprête à annoncer les grandes lignes d'une réforme territoriale consistant à diviser par deux le nombre des régions et à réduire de façon draconienne les compétences des départements.

Dans une interview accordée à Reuters, le président du Conseil économique, social et environnemental, Jean-Paul Delevoye, juge les grands partis discrédités et plaide pour une politique de proximité autour des élus locaux.

"Ma conviction est que la faiblesse de l'Etat sera compensée par la force des territoires, où il y a une grande énergie", dit l'ancien président de l'Association des maires de France.

(Emmanuel Jarry, édité par)

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  • mipolod le dimanche 1 juin 2014 à 12:31

    A ce niveau d'impopularité, ce n'est plus du scepticisme c'est de l'allergie pure et simple envers ce qui sera le président le plus nul jamais élu en France.

  • M940878 le dimanche 1 juin 2014 à 11:20

    il est vrai qu'Hollande devrait être jeté dans la fosse sept....