Les Français rêvent d'une épargne salariale plus souple

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Ils souhaitent pouvoir la débloquer plus facilement, mais aussi recevoir des conseils et des informations pour mieux la gérer.

Le gouvernement veut simplifier l'épargne salariale et souhaite qu'elle soit plus utile à l'économie française. Les salariés, eux, aimeraient pouvoir mieux en profiter car ils lui accordent un grand rôle, celui de les aider à préparer leur retraite, selon le dernier baromètre du Club de l'épargne salariale.

Plus de la moitié d'entre eux (56%) plaident ainsi pour un assouplissement des conditions de déblocage de ce capital, en principe bloqué pendant cinq ans après son versement, ou même jusqu'à la retraite pour les sommes placées sur le Perco (plan d'épargne retraire collectif). Ils sont aussi 45% à prôner une simplification de ces dispositifs qui se superposent (participation, intéressement, plan d'épargne entreprise, perco…).

Les fonds monétaires mal compris

Mais ils voudraient aussi (à 41%) plus d'interactivité en termes de conseils, de formation pour les aider à bien gérer cet argent. Ils avouent leur perplexité par rapport aux différents placements sur lesquels ils peuvent le verser. Un sur d'eux avouent n'avoir aucun avis sur les fonds monétaires, qui sont pourtant les fonds les plus souscrits dans l'épargne salariale et les plus décriés aujourd'hui, leur rendement étant devenu nul, voire parfois même légèrement négatif. Un épargnant sur trois est tout aussi hésitant sur les fonds obligataires. Les actions sont mieux connues: deux salariés sur dix seulement restent sans opinion face à cette classe d'actifs.

Pourtant, malgré cette perplexité, plus de la moitié (53%) des salariés sont satisfaits des performances financières obtenues sur leur épargne d'entreprise. Mais les connaissent-ils vraiment? Ils pointent en effet les carences des informations qu'ils obtiennent sur la gestion de leurs économies: 59% trouvent qu'elles ne sont pas claires, et 56% jugent qu'elles leur sont fournies trop peu fréquemment.

Ces reproches ne sont pas nouveaux. Mais les entreprises et les sociétés de gestion spécialistes de l'épargne salariale s'estiment mal armées pour y faire face. Dans le domaine de l'épargne salariale, ni les unes, ni les autres n'ont, réglementairement, le droit de donner des conseils d'investissement à leurs collaborateurs ou investisseurs. Et distribuer simplement davantage l'information leur semble trop difficile ou trop onéreux.

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