Les Français pour une baisse des dépenses contre le déficit

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Les Français pour une baisse des dépenses contre le déficit
Les Français pour une baisse des dépenses contre le déficit

PARIS (Reuters) - Les Français privilégient la réduction des dépenses publiques pour ramener les comptes de l'Etat à l'équilibre, si l'on en croit un sondage publié mardi.

Seuls 3% d'entre eux lui préfèrent une hausse des impôts et 23% une combinaison des deux, d'après cette enquête de l'Ifop pour Acteurs Publics.

Le clivage droite-gauche est fort sur cette question, 89% des sympathisants de droite favorisant une baisse des dépenses de l'Etat, contre 53% des sympathisants de gauche.

Malgré une réticence générale à voir les impôts augmenter, les Français semblent s'accorder sur les prélèvements à viser en priorité. Aucun consensus n'apparaît en revanche sur une éventuelle baisse des prestations sociales, seuls postes de réduction des dépenses de l'Etat proposés aux sondés.

Interrogés sur les prélèvements à augmenter en priorité si nécessaire, 65% des sondés citent l'impôt sur la fortune (ISF) et 47% l'impôt sur les bénéfices des sociétés.

Près de trois quarts des Français (74%) se disent favorables "avant tout" à une réduction des dépenses publiques pour lutter contre le déficit, mais ils sont globalement contre la réduction des prestations sociales auxquelles ils restent attachés, en particulier les retraites et l'assurance maladie.

Les personnes interrogées sont très largement opposées à une baisse des pensions de retraite et d'invalidité (90%) et de l'assurance maladie (83%). Elles sont également opposées, bien que plus partagées, à une diminution de l'assurance chômage (57% contre), des allocations logement (55%), des allocations familiales (54%), et des minimas sociaux (53%).

Cette enquête d'opinion a été réalisée en ligne du 12 au 14 juin auprès de 1.014 personnes âgées de 18 ans et plus.

Chine Labbé, édité par Gilles Trequesser

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  • jfvl le mardi 26 juin 2012 à 18:56

    Pas moi les autres ...

  • knbskin le mardi 26 juin 2012 à 18:26

    En résumé : augmentons les impôts des autres, ne touchons pas à mes prestations, et baissons les dépenses publiques ... lesquelles ? Tant que nos brillants politiques continueront à caresser dans le sens du poil sans expliquer la vérité, on n'en sortira pas.