Les Français pensent que changer de banque est compliqué

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Le service d'aide à la mobilité, obligatoire depuis 2009, n'est quasiment jamais proposé par les établissements bancaires.

Seuls 3% des Français changent de banque, selon l'UFC-Que-Choisir. Mais ceux qui osent sauter le pas en sont très satisfaits, révèle une étude Panorabanques, comparateur d'établissements en ligne, sur la mobilité bancaire. Ils attribuent même la mention «bien» à leur nouvelle banque. Et parmi ceux à avoir fait le changement, 60% n'ont rencontré aucune difficulté durant leurs démarches.

Les Français hésitent pourtant à se tourner vers un nouvel établissement bancaire, craignant un processus long et compliqué. «L'obstacle vient plus d'un ressenti que d'une véritable difficulté, explique Guillaume Clunel, président de panorabanques.com. Pour changer de banque, le client doit détailler pour son nouvel établissement les opérations qu'il veut transférer. Faire un tel inventaire lui donne l'impression de tout faire tout seul». Certains refusent catégoriquement de changer d'établissement. S'ils l'expliquent parfois par l'existence de crédits en cours, la lourdeur des démarches est souvent évoquée. Parmi les problèmes rencontrés, le transfert des prélèvements et des virements, les frais imprévus et la transmission des nouvelles coordonnées aux émetteurs sont les plus fréquents.

Les établissements bancaires disposent pourtant de services d'aide à la mobilité. Obligatoires depuis 2009, ils prennent en charge le transfert des opérations. 66% des personnes qui ont ouvert un compte au cours des derniers 24 mois connaissent ce dispositif. Mais paradoxallement, cette aide n'est quasiment jamais utilisée. Dans les trois quarts des situations de changement, les établissements ne l'ont même pas proposé à leurs clients. Mais que les indécis se rassurent, la loi Macron votée cette semaine, va leur faciliter la vie. «Toutes les tâches administratives du client sont supprimées. Il n'aura qu'à donner un RIB et signera un mandat à sa banque. Elle s'occupera de tout», explique Guillaume Clunel.

Prudents, certains Français préfèrent aujourd'hui ouvrir un compte dans une nouvelle banque sans clôturer l'ancien, pour avoir «un filet de sécurité». «Ils se disent qu'ils vont tester la nouvelle banque pour être sûrs de faire le bon choix». Des hésitations qui tiennent aussi au rapport que les Français entretiennent avec leur banquier: «Nous n'avons pas le même rapport avec notre banquier qu'avec d'autres fournisseurs, note Guillaume Clunel. On lui demande beaucoup de choses, et notamment de garder notre argent en sécurité».

Pourtant, bien que réticents, les Français ne manquent pas de motivation. Parmi les raisons évoquées pour quitter leur établissement, le niveau des frais arrive en tête. 36% les jugent trop élevés. Plus d'un quart (26%) souhaitent par ailleurs quitter leur banque car ils ne sont pas satisfaits de leur conseiller. Ils sont aussi 26% à avouer leur tentation pour une banque en ligne. Pour trouver la banque parfaite, les Français ont souvent suivi (36%) les recommandations de leurs amis. La publicité télé, par internet ou les promotions (29%) attirent également les nouveaux clients.

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