Les Français " patrimoniaux" ne voient pas le bout du tunnel

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(NEWSManagers.com) -

Dans sa deuxième enquête réalisée début septembre dans le cadre de son observatoire élaboré en collaboration avec l' Ifop, l' Union Financière de France (UFF) note que la crise financière et économique continue d' avoir un fort impact sur les comportements d'investissement des " patrimoniaux" . Plus précisément, des personnes qui détiennent des valeurs mobilières ou de l'assurance vie et possèdent un niveau de patrimoine financier hors immobilier de plus de 30.000 euros avec, pour celles détenant un patrimoine compris entre 30.000 et 75.000 euros, une intention de réaliser un placement financier dans les 2 ans. Ici, outre 150 clients de l'UFF, 300 personnes de ce type ont été interrogées.
Compte tenu du pessimisme qui s'est nettement accentué vis-à-vis de l'évolution des marchés, il ressort que les " patrimoniaux" montrent désormais la volonté d' une implication grandissante dans la gestion de leur épargne, probablement en raison de leur déception concernant l' absence de progression du CAC 40 sur un an, précise l'enquête. Ce qui est particulièrement vrai pour ceux ayant les patrimoines financiers les plus élevés (supérieurs à 75.000 euros) et qui, plus exposés au risque, espéraient certainement retrouver une partie du capital perdu.

Dans ce contexte, les " patrimoniaux" continuent de privilégier les placements perçus comme à faible risque et ne se sentent pas prêts à revenir vers les actions. Avec un niveau de frilosité identique à celui de l' an passé, ils acceptent, en moyenne, de prendre un peu plus de 20% de produits risqués en portefeuille. " Leur appréhension du risque des différents produits de placement est très proche de celle observée l' an passé à l' exception des produits monétaires, perçus plus risqués" , note l'UFF, " peut-être en raison de la récente crise de devise" . En attendant, tous les produits d' investissement (même les assurances en euros) paraissent porteurs de risque.

Paradoxalement, les obligations d' Etat figurent parmi les produits les moins risqués " démontrant ainsi que la crise grecque n'a semble-t-il pas eu d' impact - ou, au contraire, a rassuré quant à la mobilisation en faveur d' un pays" . Aux côtés des obligations d'Etat, l' or garde son statut de valeur refuge en dépit de ses cours très élevés.
Enfin, les principaux critères de choix lors d' un investissement restent la disponibilité des fonds, le niveau de rendement et la régularité de performance. Voilà qui traduit un certain paradoxe au regard des produits plébiscités, l'assurance vie en euros et l'immobilier impliquant un engagement de long terme...

Face à l' incertitude montante et à la complexification perçue des marchés, un besoin d' accompagnement et l' attente de simplicité (+12 points par rapport à la première étude il y a un an) se font également sentir. En outre, les patrimoniaux souhaitent être clairement informés du niveau de risque des produits, en lien avec leur volonté de maitrise.

Par ailleurs, on notera également que les personnes interrogées ont marqué un interêt significatif pour les investissements verts... sous réserve d' un rendement équivalent. Dans ce cadre, 65% des sondés estiment que les investissements verts sont aussi performants que les investissements traditionnels et 67% privilégieraient ce type de placement par rapport à un investissement traditionnel. A performance équivalente, une large majorité ( 77%) se déclare prête à souscrire à ce produits " verts" , dont 34% certainement.

info NEWSManagers

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