Les Français ont déboursé 3000 euros pour leur énergie en 2014

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INFOGRAPHIES - La facture énergétique a baissé de 7% sur un an, grâce au recul des prix des carburants mais aussi à une météo plus clémente qui a entraîné une diminution des dépenses de chauffage. L'État en a aussi profité.

La météo plus chaude a eu un effet bénéfique sur le porte-monnaie des Français l'an dernier. C'est en substance ce qu'indique le ministère de l'Écologie dans son «bilan énergétique de la France pour 2014». Selon ce rapport, les températures plus chaudes ont largement contribué à la baisse de la facture d'énergie annuelle des Français. Cette dernière était de 2980 euros en moyenne par ménage en 2014, en baisse de 7,4% par rapport à 2013, après quatre années de hausse. Cela représente un allégement moyen de la facture de 240 euros sur un an.

Première cause: une baisse des dépenses d'énergie dans les logements de 9,5%, entraînée par un recul des dépenses de chauffage de 10,7%. La douceur exceptionnelle des températures hivernales a permis de compenser la hausse de 5,7% des prix de l'électricité, énergie utilisée par près d'un tiers des ménages pour se chauffer. Cette poussée des prix de l'électricité était due à la hausse des tarifs réglementés et un relèvement de la contribution au service public de l'électricité (CSPE), rappelle le ministère de l'Écologie. Une CSPE que le gouvernement envisagerait d'ailleurs d'étendre au gaz et à l'essence afin de faire baisser la facture d'électricité d'environ 10%... En attendant, «la facture énergétique du logement passe en dessous de 1700 euros» en 2014, note le rapport.

Autre explication à la baisse de la facture: le recul de 4,4% des dépenses en carburant, directement lié à la baisse des prix des produits pétroliers (-4,3% en moyenne sur l'année). Le prix du gazole a baissé de 4,8% et celui de l'essence de 3% environ. Résultat: le budget annuel consacré au carburant est passé l'an dernier sous les 1300 euros, «environ 60 euros de moins qu'en 2013», souligne le ministère. A noter également le repli du prix des combustibles liquides, essentiellement le fioul domestique, de 6,7% l'an dernier ainsi que celui du gaz naturel de 0,9%. Au total, les Français ont consacré 86 milliards d'euros à leurs achats d'énergie en 2014, soit 8,9% de leurs dépenses réelles.

A l'échelle nationale, la facture énergétique s'affiche aussi en baisse. L'an dernier, celle-ci s'est chiffrée à 54,6 milliards d'euros, en recul de 17,1%, soit un allégement de plus de 11 milliards d'euros sur un an. Elle retrouve «un niveau proche de celui du début des années 1980», note le ministère. Comme pour les ménages, l'État a profité d'une baisse de sa facture pétrolière de 12,8% soit 6,6 milliards d'euros économisés par rapport à 2013. Cette dernière a atteint 45 milliards d'euros.

«La baisse de la facture gazière est encore plus prononcée, sous l'effet conjugué des prix et surtout des volumes. Tant le prix spot que ceux des contrats de long terme (plus de dix ans) diminuent», note également le ministère. Ainsi, la facture gazière s'est établie à 10,3 milliards, soit une chute de 27% sur un an et une économie de 3,8 milliards. La facture charbonnière a aussi diminué de 25,9% pour un total de seulement 1,4 milliard. L'hiver doux a aussi permis de réduire les importations d'énergie: les volumes achetés à l'étranger sont tombés à leur plus bas niveau depuis 1988, à environ 70 milliards d'euros.

La facture a aussi été allégée par un facteur moins réjouissant que la météo clémente: la croissance qui tourne au ralenti. La consommation a baissé «dans tous les secteurs à l'exception des transports où elle est restée stable», note le rapport. «L'essentiel de la baisse est imputable au secteur résidentiel mais la consommation s'est effritée également dans l'industrie, le tertiaire et l'agriculture». À 150 millions de tonnes équivalent pétrole, la consommation finale d'énergie du pays a baissé de 1% par rapport à 2013.

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