Les Français ne devraient pas manquer de gaz cet hiver

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Alors que les premiers frimas pointent à l'horizon, GRTgaz, la filiale de GDF Suez en charge du réseau de transport, ne prévoit pas de tensions particulières en termes d'approvisionnement. L'hiver 2014-2015 s'annonce donc plus serein que le précédent.

Cet hiver, la consommation énergétique des Français devrait pouvoir être assurée sans problème majeur. Après que RTE (Réseau de transport d'électricité) a affirmé la semaine dernière que l'équilibre offre-demande s'annonçait satisfaisant, c'est GRTgaz, le gestionnaire du réseau de transport de gaz, qui a rassuré mercredi les consommateurs. La filiale de GDF Suez, qui s'exprimait lors d'un point traditionnel avant la «saison de chauffe», a indiqué que les conditions d'exploitation prévisionnelles de son réseau étaient placées sous le signe de la sérénité. Cela tranche avec l'hiver précédent puisqu'en novembre 2013, GRTgaz avait mis en garde contre des possibles rupture d'alimentation.

Ce qui a changé d'une année à l'autre? Le remplissage des sites de stockage de gaz s'est nettement amélioré. En 2013, ce processus avait été entravé par le faible écart de prix entre l'été et l'hiver. Cette année, les prix étaient moins chers l'été, ce qui a encouragé les opérateurs à refaire leurs stocks. À l'heure actuelle en France, les niveaux des stocks de gaz - dont la capacité correspond à 30% de la consommation annuelle du pays - sont «satisfaisants», selon Thierry Trouvé, le directeur général de GRTgaz. Ce niveau s'élève précisément à 8,5 milliards de mètres cubes dans les régions gérées par l'entreprise, qui pilote 85% des gazoducs en France.

Accord entre Kiev et Moscou

La confiance affiché pour un passage sans problèmes de l'hiver 2014-2015 pourrait-elle être remise en cause en cas de très fortes tensions entre la Russie et l'Ukraine, deux pays vitaux pour l'approvisionnement gazier en Europe, le premier produisant du gaz, le second l'acheminant sur son territoire? «La situation s'est quand même détendue», rappelle d'abord Thierry Trouvé en faisant écho à l'accord officialisé entre Kiev et Moscou le 31 octobre. Toutefois, si la situation se tendait à nouveau, la France, dans le cas d'un scénario extrême, pourrait se retrouver privé de 15 à 20% de ses approvisionnements. «Nous avons déjà géré des problèmes similaires», insiste Thierry Trouvé. Effectivement, en 2008, au plus fort d'une crise russo-ukrainienne, les consommateurs français n'avaient rencontré aucun problème d'approvisionnement.

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