Les Français n'ont jamais autant acheté de piscines en neuf ans

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Le chiffre d’affaires de la filière de la piscine devrait dépasser les deux milliards d’euros, atteint pour la dernière fois en 2007. La France devrait compter à la fin de l’année près de deux millions de bassins.

L’engouement des Français pour les piscines ne se dément pas. Après deux beaux étés consécutifs, le secteur s’apprête à boucler sa meilleure année commerciale en dix ans, proche du record de 2007 (deux milliards d’euros), selon la Fédération des professionnels du secteur (FPP). D’octobre 2015 à septembre 2016, le chiffre d’affaires de la filière a fait un bond de 18,5% à 1,8 milliard d’euros comparé à la même période un an plus tôt, tandis que les ventes signées grimpaient de 20,5%.

La fédération voit là le résultat d’un «fort engagement des professionnels en termes de qualité et d’innovation». «C’est une année exceptionnelle: nous avons eu une météo très favorable, et la recherche et développement de nos entreprises a énormément travaillé sur de nouveaux produits, pour fournir des piscines plus petites mais mieux équipées, permettant une utilisation plus longue», commente auprès de l’AFP Gilles Mouchiroud, président de la FPP.

Quant au nombre de commandes enregistrées par les piscinistes, il a progressé l’été dernier de 2,5% par rapport à un été 2015 déjà en forte hausse (+17%). Seul bémol: le nombre de devis établis par les professionnels pendant l’été a ralenti (-7,5%). Premier marché d’Europe, la France devrait ainsi compter à la fin de l’année 1,91 million de bassins, soit 84.652 de plus qu’à fin 2015. Et au vu des «carnets de commandes qui se remplissent», les six premiers mois de 2017 s’annoncent favorables, indique Gilles Mouchiroud.

La filière réalise 80% de ses ventes dans l’Hexagone

Signe de la bonne santé du secteur, le salon le plus important pour la profession, Piscine Global, qui s’est tenu mi-novembre à Lyon, a vu sa fréquentation progresser de 6,6%. Quant à la 53e édition du salon Piscine et Bien-Être, l’unique événement national grand public de la profession, elle se termine dimanche. Le «Made in France» est mis en avant par la cinquantaine d’exposants présents.

La filière, qui représente 50.000 emplois selon la FPP, réalise 80% de ses ventes dans l’Hexagone et 20% à l’export - des ventes en progression en Espagne, en Italie et en Allemagne notamment. Plus d’un millier d’entreprises du secteur sont à la recherche d’un apprenti, alors que seuls une soixantaine de jeunes obtiennent leur brevet professionnel de technicien spécialiste des «Métiers de la Piscine» - un diplôme qui vient d’être révisé, indique la FPP.

Moins profondes et moins vastes que dans les années 80 ou 90, les piscines d’aujourd’hui contiennent un volume d’eau de 45 m3 en moyenne, contre 130 m3 à l’époque. Les bassins qui coûtent 25.000 euros sont le «coeur du marché» des piscines dites «enterrées» (et non posées dans un jardin). Moins chimique, leur entretien se fait désormais à 80% par un traitement mécanique, et à 20% avec des produits tels que le chlore, selon la fédération. Il existe nombre d’alternatives à l’ajout de chlore, tels que des systèmes à électrolyse ou des produits de traitement à l’oxygène actif, au brome, à l’ozone, aux UV.

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  • johnmari le vendredi 9 déc 2016 à 08:53

    voila une idée de taxe