Les Français n'épargnent plus de la même façon

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Selon l'Insee, le montant total des nouveaux flux d'épargne se situe à 45% au-dessous de ce qu'il a été en moyenne entre 2000 et 2012. (© TaxRebate.org.uk)
Selon l'Insee, le montant total des nouveaux flux d'épargne se situe à 45% au-dessous de ce qu'il a été en moyenne entre 2000 et 2012. (© TaxRebate.org.uk)

(lerevenu.com) - Depuis vingt ans, le taux d'épargne des ménages français est relativement stable, il oscille entre 15 et 16%. En 2014, il aurait atteint 15,8%, ce qui est l'un des plus élevés en Europe. Pourtant, a fait remarquer, mercredi, Alain Tourdjman, économiste, directeur des études économiques et de la prospective de BPCE, lors des 24es rencontres parlementaires sur l'épargne, on aurait pu penser qu'il diminue : «Le taux d'épargne en France apparaît d'autant plus élevé que l'inflation est très faible et que le pouvoir d'achat des ménages reste orienté à la baisse».

L'économiste estime néanmoins que l'on est passé d'une épargne de précaution (crise, chômage, etc.) à une épargne plutôt d'anticipation. Les Français se préparent, en effet, à «une baisse de leurs revenus futurs, eu égard aux enjeux de la retraite, de leurs dépenses de santé et des risques de dépendance». Le comportement de placement des ménages a connu, l'an dernier, une modification «radicale», explique Alain Tourdjman.

En 2014, l'ensemble des livrets d'épargne a souffert d'un montant total de 17 milliards d'euros de retraits nets, alors qu'en 2012, ces mêmes placements de court terme avaient recueilli plus de 30 milliards d'euros de souscriptions nettes. On a observé la tendance inverse pour les placements de long terme : 33 milliards d'euros de

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