Les Français moins friands de poisson, sauf de saumon

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Les achats de poisson frais ont de nouveau reculé en France sur un an à cause de la hausse des prix, mais le saumon bénéficie d'une «embellie» car ses prix reculent depuis janvier.

Les achats de poisson frais ont de nouveau reculé en France sur un an à cause de la hausse des prix, mais le saumon bénéficie d'une «embellie» car ses prix reculent depuis janvier. Entre mars 2014 et mars 2015, les ventes de poisson frais ont baissé de 2% en volume par rapport aux douze mois précédents, tandis que le prix moyen d'achat augmentait de 1%, selon le bilan publié vendredi par l'établissement public FranceAgriMer. La baisse est moins forte que l'an dernier, où les achats avaient reculé de 5%, pour une augmentation des prix de 3%. «Cette baisse globale n'est aujourd'hui plus liée à la réduction des achats de saumon», le poisson rose bénéficiant au contraire d'une «embellie», souligne l'organisme dans un communiqué.

Sur un an, les ventes de saumon ont tout de même reculé de 3%, tandis que le prix d'achat se stabilisait. Mais sur le premier trimestre 2015, «les volumes progressent de 16%, à la faveur d'un prix en baisse de 3%, stimulant ainsi une reprise de sa consommation», qui avait aussi subi l'impact de reportages très critiques sur les conditions d'élevage des saumons norvégiens. Les cours mondiaux du saumon sont en baisse depuis janvier «en raison d'un accroissement de la production et de l'arrêt des exportations norvégiennes vers la Russie», après l'embargo décrété en août par Moscou sur nombre de produits agroalimentaires occidentaux. Sur le cabillaud, le mouvement est inverse: le poisson blanc voient ses ventes baisser de 9% au 1er trimestre 2015, en raison d'un prix raffermi par la réduction du quota de pêche de cabillaud en mer de Barents.

Malgré tout, le saumon n'a pas encore réussi à reconquérir sa place de 1er poisson consommé en France, cédée l'an dernier au cabillaud. Le cabillaud représente aujourd'hui 24% du rayon frais en volume, contre 18% pour le saumon. Le merlu, la dorade, le lieu noir, la sole ou l'églefin ont aussi été moins achetés (-10 à 20% environ). Les achats de coquillages frais reculent, en particulier la coquille Saint-Jacques (entière -29%; noix -18%), à cause de «captures françaises réduites par un cycle bas des gisements naturels».

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