Les Français doutent de la mise en place des rythmes scolaires

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LES FRANÇAIS DUBITATIFS SUR LA MISE EN PLACE DES RYTHMES SCOLAIRES
LES FRANÇAIS DUBITATIFS SUR LA MISE EN PLACE DES RYTHMES SCOLAIRES

PARIS (Reuters) - Les Français doutent de la capacité de leur commune à mettre en place la réforme des rythmes scolaires qui instaure notamment le retour à la semaine de quatre jours et demi, selon un sondage pour le syndicat SNUipp-FSU publié mercredi.

Chaque commune française a jusqu'au 31 mars pour décider d'appliquer la réforme en septembre 2013 ou de la reporter d'un an. Selon l'Association des maires de France, le passage à la semaine de 4,5 jours va coûter 100 euros en moyenne par élève scolarisé, soit environ 600 millions d'euros.

Les syndicats, mobilisés contre cette mesure, dénoncent un nombre insuffisant d'animateurs formés avant septembre pour gérer les activités périscolaires et redoutent des inégalités croissantes entre les écoles concernant ces activités.

Selon le sondage de l'institut Harris Interactive, 45% des personnes interrogées estiment que leur ville ne dispose pas des infrastructures pour accueillir les élèves dans le cadre des activités périscolaires qui seront mises en place.

Les sondés sont 57% à considérer en outre que leur commune ne dispose pas de suffisamment de personnel qualifié pour organiser les activités et encadrer les élèves.

Face à ce constat, la majorité des Français privilégie une mise en place progressive de la réforme: 12% souhaitent voir la réforme entrer en vigueur en septembre. Ils sont 33% à opter pour une mise en place en 2014 dans toutes les écoles du territoire et 48% prônent une entrée en vigueur progressive.

Concernant les activités périscolaires, 62% des Français disent qu'il faut qu'elles soient gratuites pour tous, 24% que leur prix devrait varier selon le niveau de revenus des parents et 7% qu'elles devraient être payantes et au même prix pour tous les élèves.

Les Français (73%) ne semblent toutefois pas prêts à payer davantage d'impôts locaux dans leur commune pour que les activités périscolaires soient gratuites.

Enfin, les parents préfèreraient que ces activités se déroulent en fin de journée, après une journée de classe qui se termine à 15h30 (68%), quand 29% plébiscitent une pause méridienne plus longue, de 2h30, pendant laquelle seraient organisées les activités périscolaires et une fin des cours à 16h30.

Au total, 42% des Français considèrent que cette réforme va augmenter les inégalités entre les élèves selon les communes.

Cette enquête a été réalisée en ligne du 12 au 14 février auprès d'un échantillon de 1.617 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Marine Pennetier, édité par Gilles Trequesser

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  • janaliz le mercredi 20 fév 2013 à 17:49

    La désobéissance civile serait-elle en train de germer dans les esprits des gens qui réfléchissent... A creuser...