Les Français de plus en en sévères pour les pauvres, selon une étude du Crédoc

le
49
Les Français de plus en en sévères pour les pauvres, selon une étude du Crédoc
Les Français de plus en en sévères pour les pauvres, selon une étude du Crédoc

Emoussée par la crise, la bienveillance des Français à l'égard des plus pauvres décline. Le constat implacable est dressé en chiffres par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc). En 2014, «l'opinion porte un regard plus sévère sur les chômeurs ou les bénéficiaires de minima sociaux», résument les chercheurs.

Les Français interrogés sont de plus en plus nombreux à «craindre les effets déresponsabilisants des politiques sociales». Le modèle français de l'Etat-Providence n'est plus plébiscité, et c'est une nouveauté car «habituellement, en temps de crise, l'opinion attend généralement davantage d'intervention de la part des pouvoirs publics en direction des plus démunis».

o Les pauvres doivent s'en prendre à eux-mêmes.  C'est ce qui transparait des réponses fournies au Crédoc. «Depuis 2009, les opinions se sont franchement durcies », notent les experts.

Ainsi, l'idée que «s'ils le voulaient vraiment, la plupart des chômeurs pourraient retrouver un emploi» recueille désormais 64% d'opinions favorables contre 60% en 2013.

Plus sévère encore, 37% des personnes interrogées estiment que «les personnes qui vivent dans la pauvreté n'ont pas fait d'effort pour s'en sortir». Au lendemain de la crise économique, en 2009, elles n'étaient que 25% à le penser.

Et la solidarité semble aussi avoir un effet pervers aux yeux des sondés : 44% considèrent que «faire prendre en charge par la collectivité les familles aux ressources insuffisantes leur enlève tout sens des responsabilités».

o Les politiques sociales n'incitent pas à l'effort. Le bien-fondé et l'efficacité de ces politiques sont clairement remis en cause. Pour une majorité de sondés, elles mènent à une «déresponsabilisation».

76% des Français questionnés jugent «qu'il est plus avantageux de percevoir des minima sociaux que de travailler avec un bas salaire». 54% pensent que ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • enoriane le lundi 22 sept 2014 à 22:39

    Il ne faut pas confondre pauvres et profiteurs. Déjà beaucoup de salariés, bien payés, profitent de la sécu et demandent des arrêts de maladie au moindre léger mal de gorge ou autre prétexte injustifié.Ensuite le RSA, c'est facile d'en parler quand on ne connait pas. Essayez vous verrez quelle misère vous attend.

  • sergela3 le vendredi 19 sept 2014 à 14:28

    Aucune aide sans contre partie gagnant gagnant,,Quand on constate les inondations dans certaines régions il y a sûrement du préventif à faire.Au lieu d,embaucher des fonctionnaires dans les collectivités toutes ses personnes qui vivent la main tendue devrait trouver des occupations

  • cmaignan le dimanche 14 sept 2014 à 11:45

    On est toujours pauvre pour quelqu'un de plus riche que nous ! Alors je dois pouvoir hair 99% des gens qui trainent sur boursorama.

  • gl060670 le dimanche 14 sept 2014 à 10:46

    les riches comme dit sont complètement persécuter et appauvris . fini le temps de l'argent facile !!!! alors maintenant les sans dents au boulot.

  • slivo le samedi 13 sept 2014 à 22:35

    Au lieu de s'en prendre aux riches, bougez vous le Q.I. ou seulement la 1ère lettre pour essayer de le devenir !

  • M1343167 le samedi 13 sept 2014 à 17:32

    ... Et de plus en pleine saison touristique, ils se "blessent" ou "tombent" subitement malade, alors que la veille tout allait bien ... Ils sont en maladie ou autres, et préservent leurs droits futurs ou acquis car c'est du pareil au même qu'ils bossent ou pas ... Nous marchons sur la tête !!

  • knbskin le samedi 13 sept 2014 à 12:59

    ... Dans ma vie associative, j'ai une petite expérience d'emploi de "contrats d'avenir" ... Le constat est édifiant ... La plupart sont des bran.leurs qui cherchent SURTOUT à le rester à vie ... :(

  • knbskin le samedi 13 sept 2014 à 12:55

    N'oublions surtout pas qu'en France, "pauvre" = "non qualifié" = "inemployable". Mis à part le cas des "plus de 50 ans", qui est un autre problème, TOUT LE MONDE peut devenir un plombier ou un soudeur qualifié. Bizarrement, on en manque. Evidemment, jusqu'à 18 ans, un jeune en bonne santé peut arguer du fait qu'il dépend de ses parents. Ensuite, ça dépend de LUI .../...

  • M4145072 le samedi 13 sept 2014 à 12:39

    Réduisez la rémunération des élus de 20 %, celle des fonctionnaires de 10 % et réduisez le nombre d'élus de 25 % et le nombre de fonctionnaires de 10 % et tout ira mieux.

  • M4145072 le samedi 13 sept 2014 à 12:38

    Il y a un biais statistique dans cette étude puisqu'il y a de plus en plus de pauvres ! Ceci étant dit, les français paient des impôts pour que l'état applique une politique de redistribution juste et équitable; mais comme les premiers à se servir sont les politiques et les fonctionnaires, qui ponctionnent le pays, il y a de plus d'impôts et de moins en moins d'argent disponible pour les pauvres. Mais à qui la faute ?