Les Français anticipent une faible retraite

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Un tiers des Français actifs épargnent pour leur future retraite et choisissent en priorité l'assurance-vie.
Un tiers des Français actifs épargnent pour leur future retraite et choisissent en priorité l'assurance-vie.

Un sondage publié par Le Parisien révèle qu'une forte proportion de Français âgés de plus de 18 ans n'auraient pas confiance dans le système actuel de retraites par répartition.

Le sondage contient quelques évidences. Ainsi, 89% des Français actuellement en activité anticiperaient une baisse de leur pouvoir d'achat lors de leur arrivée à la retraite. Cette prévision semble de bon sens puisque les personnes actives devraient effectivement toucher des pensions plus faibles que leur précédent salaire. Ce chiffre n'a donc rien de surprenant.

L'épargne comme complément de retraite

Le sondage révèle néanmoins des chiffres intéressantes sur la manière dont réagissent les Français pour pallier à cette diminution de leurs revenus futurs. La moitié d'entre eux (52%) souhaite ainsi se constituer un complément de retraite, et un tiers (34%) met régulièrement de l'argent de côté pour se créer une épargne destinée à pallier cette réduction de train de vie. Autre chiffre intéressant : 43% des actifs voudraient épargner pour la retraite, mais affirment ne pas pouvoir se le permettre faute de moyens.

Défiance envers le système actuel

Le c½ur du sondage tient à la défiance des Français vis-à-vis du système actuel des retraites. Le système par répartition, au sein duquel les personnes actives paient à un moment donné les pensions touchées par les personnes retraitées à ce même moment, n'inspire plus confiance. 79% des actifs pensent que ce système ne leur « permettra pas de bénéficier d'une retraite correcte ».

La répartition des revenus souffre en effet de plus en plus du vieillissement de la population française : la base de cotisants s'amenuise par rapport à la base de bénéficiaires des pensions. Comme nous l'avions souligné la semaine dernière, les caisses de retraite complémentaires se vident peu à peu de manière préoccupante, ce qui justifierait d'autant plus une anticipation de faiblesse des retraites à l'avenir.

Les choix d'investissements : l'assurance-vie préférée

C'est également dans ce cadre que s'explique la part non négligeable d'actifs se constituant une épargne pour capitaliser des revenus actuels qu'ils pourront utiliser plus tard. Le sondage s'intéresse aux choix d'investissements faits par les Français en prévision de leur retraite : l'assurance-vie arrive en première place, constituant environ un tiers des placements. Arrivent ensuite le Plan d'Epargne Retraite Populaire (PERP), puis le Plan d'épargne en actions (PEA) et les placements immobiliers ou locatifs qui sont au coude-à-coude.

Problème macroéconomique : en épargnant plus, les Français consomment moins. Moins de consommation entraîne moins d'activité et donc moins de croissance, avec moins d'emplois à la clé. Moins d'emplois entraînerait moins de cotisations et donc des retraites plus précaires à l'avenir, ce qui inciterait les actifs à épargner encore davantage en prévision de leur retraite. Il s'agirait d'un cercle vicieux.

X.B.

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  • fbordach le mercredi 19 nov 2014 à 21:48

    Oui, Français, c’est ainsi que ça se passe en France : vous cotisez à des caisses en faillites, gérées par des syndicats et un patronat qui s’en foutent, pour une retraite que vous n’aurez pas, et au profit de dirigeants et de politiciens qui ont mis le pays en coupe réglée à leur seul bénéfice.

  • M3366730 le mercredi 19 nov 2014 à 20:12

    C'est surtout le fait que le "régime" de retraite déficitaire des fonctionnaires et spéciaux ponctionnent depuis des années des milliards d'euros dans les fonds AGIRC/ARCCO, CNAVTS et via les contribuables (impôts) : en 2012 en tout + de 57 milliards d'euros !. Donc il faut demander aux fonctionnaires et régimes spéciaux de financer leur déficit par des augmentations drastiques notamment des cotisations salariales.

  • M1310580 le mercredi 19 nov 2014 à 16:16

    indépendant, je sais déjà malgré les sommes importantes versées une faible retraite m'attend à 67 ans

  • M1310580 le mercredi 19 nov 2014 à 16:16

    indépendant, je sais déjà malgré les sommes import

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:53

    Autrement dit…quand vs marchez dans la rue, allez au cinéma/théâtre/ manifestations diverses, transports publics etc…vous comptez : 1 – 2 et 3…plouf 1 fonc ou assimilé…et encore : 1 – 2 et 3…plouf, un autre …et ainsi de suite !....C’est absolument TERRIFIANT et HALLUCINANT !!!...Comment voulez-vous que la France se remette à flot, avec ce cancer généralisé, et entretenu par nos Élites Mafieuses ???...

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:52

    L'Insee, compte 23,8 millions de salariés au 31/12 2013... les 7 millions de vrais et faux fonctionnaires représentent 29,4 % du total, près d'un salarié sur trois ! La plupart de nos concitoyens pensent que les « foncs » pèsent 20 % du monde salarial, 1 employé sur 5, ce qui est déjà énorme en soi. En vérité en se débarrassant des œillères mafieuses officielles, on comprend mieux pourquoi ce chiffre de 20 % est répété à satiété. 1 sur 5, c'est trop, mais tellement moins et mieux que 1 sur 3 !!!

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:52

    Ils ne sont recensés dans aucune étude et, à notre connaissance, aucun "rapport" ne les analyse ; le vrai chiffre tourne autour du million et plutôt plus que moins, nous allons rester dans le bas de la fourchette et retenir le chiffre de 800 000, ce qui nous conduit à un total général de 7 millions de salariés, vrais et faux fonctionnaires, tous payés par des fonds publics, c'est-à-dire par les contribuables corvéables !...

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:51

    Il existe une autre catégorie de sous-foncs, rémunérée par des fonds publics, soit 700 000 à 1 million de citoyens, employés par des "organismes privés à financement public dominant" (selon la formule du rapport), qui sont dans l'enseignement privé, la santé, la protection sociale, les associations, tous dépendants de l'État ou des collectivités locales, « organismes privés chargés d'une mission de service public", associations subventionnées, souvent à fonds perdus, par nos collectivités locale

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:51

    Ils sont à la SNCF, la RATP, La Poste, à la Banque de France, Airbus, Areva ou à France Télévision. Ces fonctionnaires déguisés ne changeraient pour rien au monde, car ils échappent aux inconvénients de la fonction publique, comme l'obligation de mutations antipathiques. Ces super privilégiés, non-fonctionnaires, mais payés par des fonds publics, sont environ 700 000, selon ce "rapport annuel", ce qui, ajouté à nos 5,5 millions, fait déjà un total (provisoire) de 6,2 millions.

  • mlaure13 le mercredi 19 nov 2014 à 15:51

    Sauf que ces chiffres ne tiennent pas compte des faux fonctionnaires, des ersatz de fonctionnaires, des simili-fonctionnaires, des nombreux régiments de salariés qui sont payés avec de l'argent public et qui sont, au bas mot, 1,5 million à dépendre des contribuables. Ils n'ont pas le statut de la fonction publique mais bénéficient souvent des mêmes avantages et parfois de qqs autres en plus, en particulier de régimes spéciaux en or massif.