Les Français affichent une forte réticence à la facturation du conseil

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(NEWSManagers.com) - Les intermédiaires financiers font l'objet d'attentes fortes de la part des épargnants avec une exigence accrue en matière de clarté de l'information, d'écoute et de qualité de conseil, de transparence sur les frais, et ce, à chaque étape de la relation, selon la dernière enquête annuelle de Fidelity sur la confiance des investisseurs européens et français.
Dans le contexte actuel de faible performance et de forte volatilité, les frais cristallisent souvent les débats. Ils sont au c?ur de l'exigence de transparence des épargnants. Alors que la transparence sur les frais est un critère de décision essentiel pour 37%, une majorité (72%) souhaite en savoir plus.
Une part significative d'épargnants (56%) ne souhaite cependant pas encore entendre parler de facturation de frais de conseil, pratique encore peu rentrée dans les m?urs. Ce taux monte à 76% en France. Principale cause évoquée par ces épargnants (59% des Européens, 71% des Français) le sentiment que leur conseiller est déjà payé par la société qui l'emploie. Les 44% qui se montrent ouverts à une facturation la conditionne à un niveau de conseil personnalisé et une transparence sur les frais.
Cela dit, la qualité des informations reçues est perçue comme excellente ou bonne pour 64% des Européens et 66% des Français. Un quart (26% des Européens et 22% des Français) la juge cependant médiocre, voire pauvre pour une infime partie. En termes de compréhension d'un investissement, les principaux aspects cités par les Européens concernent l'horizon de placement (30%), la notion de liquidité du produit (27%) et enfin le niveau de risque (26%).
Quant à eux, les Français mentionnent en priorité la possibilité de récupérer leur mise sans pénalité (26%), puis les avantages fiscaux (22%), et enfin à égalité le niveau de risque et les performances attendues (20%). Parmi ceux qui déclarent ne pas bien comprendre, la difficulté à comparer les informations (26%) et l'utilisation d'un vocabulaire technique (18%) sont mises en avant.
En matière de conseil, sept épargnants sur 10 se disent être globalement satisfaits de la qualité de conseil et sont 10% à en être " pleinement" satisfaits. En France, la situation est un peu plus fragile avec respectivement 6 épargnants sur 10 globalement satisfaits et 7% pleinement satisfaits. Fait plus alarmant, 1 Européen sur 5 pense que son conseiller fait passer ses intérêts avant le sien. C'est en Italie et en France que les taux sont les plus élevés avec respectivement 32% et 31% des personnes interrogées qui remettent ainsi en question l'éthique des conseillers.

info NEWSManagers

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  • posthit le jeudi 6 oct 2011 à 10:41

    payer un conseiller financier ? quelle trouvaille , leur seul but c'est de nous vendre des contrats qu'ils sont pour la plupart incapables de nous expliquer comme il faut .