Les forces pro-Hadi annoncent la prise de la base d'Al Anad

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(Détails, contexte) ADEN, Yémen, 3 août (Reuters) - Les forces fidèles au président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi ont repris lundi la base aérienne d'Al Anad, la plus grande du Yémen, après de violents combats qui ont fait plusieurs dizaines de morts ou prisonniers parmi leurs adversaires Houthis, annonce le commandant de l'opération, le général Fadel Hassan. Plusieurs centaines de miliciens chiites ont fui la base située à 50 km au nord d'Aden, la grande ville portuaire du sud du pays que les forces pro-Hadi ont reconquise en juillet, et les troupes présidentielles ratissent le site d'une superficie de 40 km2 pour en déloger les derniers combattants ennemis, a-t-il ajouté. Si elle se confirme, cette victoire marquerait une avancée importante pour les forces pro-Hadi en leur ouvrant le chemin de Taëz, où les combats entre milices houthies et combattants locaux font rage depuis des semaines. "L'armée nationale et la résistance populaire ont parachevé la prise de la base militaire et aérienne d'Al Anad", a déclaré le général Fadel Hassan par téléphone à Reuters. Il a ajouté que ses troupes poursuivraient leur offensive pour achever la "libération" des provinces de Lahej et Abyan. L'agence de presse Saba, contrôlée par les Houthis, n'a pas fait de commentaire sur l'issue de cette bataille. Elle avait signalé auparavant que le site avait été visé par des raids aériens répétés de la coalition conduite par l'Arabie saoudite. La base d'Al Anad est assiégée depuis des semaines par la Résistance du Sud, une alliance de groupes armés sudistes comprenant des indépendantistes. L'assaut a été lancé après l'arrivage de nouvelles armes, dont des véhicules blindés fournis par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Des témoins ont dit avoir vu des dizaines de véhicules blindés neufs se diriger dans la matinée de lundi vers Al Anad en deux colonnes séparées. Venus du nord du pays, les Houthis, alliés aux unités de l'armée fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, tiennent la capitale yéménite, Sanaa, depuis septembre dernier, et le président Mansour Hadi vit en exil en Arabie saoudite. Le royaume sunnite, qui voit dans la révolte houthie une ingérence de son rival chiite iranien, mène depuis le 26 mars dernier une campagne de raids aériens à la tête d'une coalition pour épauler les forces pro-Hadi. (Mohammed Mukhashaf, Sami Aboudi; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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