Les forces irakiennes font la jonction au sud de Mossoul

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 (Actualisé avec contexte, revendication d'un attentat par l'EI, 
commentaires du Premier ministre sur manifestations) 
    BAGDAD, 13 juillet (Reuters) - Les forces irakiennes lancées 
à la reconquête de Mossoul, la métropole du nord du pays tenue 
par les djihadistes de l'Etat islamique, se sont emparées mardi 
du village d'Adjhala et ont pu effectuer la jonction avec celles 
qui sont engagées sur un deuxième front, le long du Tigre, a 
annoncé le ministre de la Défense, Khaled al Obeïdi.  
    Ce succès, précédé ce week-end par la prise de la base 
aérienne stratégique de Qayara, accentue l'isolement de la 
deuxième ville d'Irak, 60 km plus au nord.  
    "Les forces de la 9e Division Blindée et des services de 
lutte contre le terrorisme ont libéré Adjhala, au nord de la 
base de Qayara", se félicite le ministre sur Twitter.  
    "Nos héros sont arrivés sur la rive du fleuve et ont établi 
le contact avec les unités de l'opération Libération de Ninive", 
ajoute-t-il, évoquant le front ouvert en mars à partir de 
Makhmour, 25 km à l'ouest du Tigre.  
    Il reste toutefois quelques poches de résistance derrière la 
ligne de front, a souligné un porte-parole militaire.  
    Ashton Carter, secrétaire américain à la Défense, a annoncé 
lundi l'envoi de 560 hommes supplémentaires en Irak, qui seront 
pour la plupart déployés à Qayara.  
    Le Premier ministre irakien Haïdar al Abadi a promis que 
Mossoul serait reprise avant la fin de l'année, mais à 
Washington, le moment d'une telle offensive fait toujours 
l'objet d'un débat. 
    Une réunion de la coalition internationale contre l'Etat 
islamique est prévue la semaine prochaine aux Etats-Unis. 
  
    Malgré les territoires perdus, l'EI reste une menace 
importante au vu des attentats qui se succèdent à Bagdad.  
    Le groupe djihadiste a tué près de 300 personnes le 3 
juillet lors d'un attentat à la bombe dans le quartier de 
Karrada, au coeur de la ville. Il s'agit de l'attentat le plus 
meurtrier en Irak depuis le renversement de Saddam Hussein par 
les troupes anglo-américaines en 2003. 
    Mardi encore, neuf personnes ont été tuées et 32 autres 
blessées, dans l'explosion d'une voiture piégée dans un quartier 
situé juste au nord de la capitale irakienne Bagdad, rapportent 
des sources médicales et des forces de sécurité. L'attentat a 
été revendiqué mercredi par l'EI. 
    Mercredi, le gouvernement irakien a appelé au report des 
manifestations prévues cette semaine par l'influent dirigeant 
chiite Moktada al Sadr pour protester contre la lenteur dans la 
mise en oeuvre des réformes promises. 
    Ces manifestations, fait valoir le Premier ministre, 
pourraient conduire le pays au "chaos" et "finir par servir les 
but de l'ennemi et de son terrorisme". 
 
 (Stephen Kalin; Jean-Philippe Lefief et Julie Carriat pour le 
service français, édité par Danielle Rouquié) 
 
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